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mardi 9 juin 2009

Pitchounette

Il y a des moments qui marquent notre vie à tout jamais. Moi, c'est le 4 juin à 15h33 que ça s'est passé. Laurence est entrée dans notre vie comme dans un élan de bonheur.


L'aventure a débuté le 2 juin à 16h00 avec une première méthode d'induction. Mon dernier repas a été pris à 18h00 ce jour-là et j'ai seulement eu droit à 2 jellos pour le reste du travail ... qui a duré 47h30, incluant la poussée. J'ai eu un travail alitée à cause des nombreux médicaments qu'on m'a injecté. Ça a été difficile. J'étais faible, j'avais faim, mais je n'étais pas seule. Mon amoureux, ma mère et mon père m'ont accompagné pour ce long périple.

La poussée a été merveilleuse. 40 minutes à donner tout ce que j'avais. J'ai réellement aimée ça. Épidurale aidant bien sûr ... mais j'ai quand même senti Laurence descendre et sortir. Sans douleur. C'était merveilleux. Je vais m'en rappeler toute ma vie.

L'aventure ne s'arrête pas là. Laurence a eu la jaunisse. En tout, je suis resté 6 dodos à l'hôpital. Inutile de vous dire que je me sens libérée maintenant que j'écris ses lignes dans le confort de ma maison.

Je suis amoureuse d'une petite pitchounette.
Bienvenue dans notre monde Laurence xxxx

lundi 25 mai 2009

À bientôt!

Ça fait 37 semaines et quelques jours que tu habites mon corps.
Je n'aurais jamais cru m'attacher autant à toi avant même de te voir en chair et en os. En fait, quand je t'ai vu pour la première fois, j'ai craquée. Tu avais 12 petites semaines. Je t'ai trouvé trop cute et déjà, je t'ai vu nous faire un sourire. Ton bras a bougé et je t'ai saluée. J'ai pleurée de joie. C'était la première fois que je communiquais avec toi. C'était notre premier contacte. C'était magique!

Notre route a été parsemée d'épreuves, mais je n'ai jamais douté que tu faisais tout pour venir à nous en pleine santé. J'ai cru en toi, dès le premier jour. Pendant notre séjour à l'hôpital, je t'ai demandé de continuer ton chemin le plus longtemps possible. Je suis bien heureuse que tu m'ai entendu! J'ai confiance que ta naissance ira bien. Que ta venu dans notre monde sera heureuse.

Je ne sais pas encore à quel moment exactement j'aurais la chance de te rencontrer mais je peux te dire que j'ai très hâte de t'accueillir dans ma vie. Je suis déjà très fière de toi. Je suis prête à t'offrir une place de choix dans ma vie. J'ai hâte de te connaître, de te donner ton nom, de te voir, de te serrer dans mes bras, de te présenter ton merveilleux père qui lui aussi, a très hâte de te rencontrer!

Il y a tant de choses que j'ai envie de te dire. Tout de suite. Maintenant. Mais je vais commencer par cette chose simple et essentiel, une promesse que je te fais pour le reste de ta vie ... je promet de t'aimer et de te respecter. De t'offrir une belle vie dans laquelle tu pourras te développer en la personne que tu désir devenir.

À très bientôt !

dimanche 17 mai 2009

J'ai hâte!

J'ai hâte ...
  • de perdre mes eaux.
  • d'accoucher.
  • de connaître le sexe de notre bébé.
  • de voir la réaction de mon amoureux à la naissance de bébé.
  • de voir ma réaction à la naissance de bébé.
  • de voir ma chienne Muscade rencontrer le nouveau membre de notre famille!
  • de commencer ma vie de mère.
  • de passer mon premier noël avec bébé dans ma famille à Brooklyn.
  • de voir mes parents devenir grands-parents.
  • de retrouver mon corps.
  • de retrouver mes ''skinny'' jeans!
  • de retrouver mes souliers de course à pied.
  • de courir sous la pluie.
  • de courir sur la montagne.
  • de courir tout court!
  • à ma première sortie de vélo post-natal.
  • de rouler avec mes amies invincibles.
  • de faire une sortie Vélocia.
  • de recommencer à m'entraîner.
  • d'écrire mes récap. sur mon blogue le dimanche.
  • de tenir à jour mes donnés d'entraînements.
  • à ma première course post-natal.
  • de voir mon enfant tenir une pancarte d'encouragement pendant une de mes courses ... Go maman Go! hihi!
  • d'être accompagné de mon enfant pour encourager mon amoureux, son père pendant ses courses à lui!
  • de courir mon prochain marathon.
  • de courir mon premier ultra marathon.
  • de retourner dans l'eau.
  • de vaincre ma peur de l'eau.
  • d'être capable de nager le crawl.
  • de nager en eau libre sans avoir peur.
  • de vivre mon premier triathlon.
  • d'entendre de la voix de Mike Reilley: ''Sylvie Mallard from Montreal, You are an Ironman!''
  • de partir en voyage, loin loin loin avec ma petite famille :-)
  • de voir mon bébé grandir, avec moi et avec mon amoureux.

Malgré tout, j'essaie, le plus possible, de vivre au moment présent. Mais mes rêves et mes désirs me font avancer. Je les fais vivre dans ma tête. Je les nourries. Et cette liste va continuer à s'allonger tout au long de ma vie! J'aime ça comme ça!

lundi 11 mai 2009

Ça sent la fin ... !

Quand on entend des femmes dire que les deux derniers mois de la grossesse sont les plus difficile, ELLES ONT RAISON !!!

J'ai eu un choc hier!
J'avais envie d'aller à la piscine pour aller ''perdre'' mon poids de grossesse dans l'eau pour quelques instants. Trente minutes avant mon départ, je décide qu'il serait peut-être sage d'essayer mes maillots, au cas ou ils ne me feraient plus. Je commence par mon bikini préféré qui m'allait à merveille il y a 7-8 semaines. Le bas, ça allait. Le haut ... pas capable de le fermer! Grrrrrrr. Petit moment de découragement, je l'avoue. J'essaie l'autre, c'est pire que pire, je déborde de partout. J'essaie mon vieux maillot une pièce trop grand ... mes seins veulent fuir le maillot. C'est officiel, je suis déprimée. D'autant plus que j'allais rejoindre mon amie Mélanie à la piscine. Je n'aime pas revenir sur ma parole, surtout à la dernière minute. Elle est compréhensive mon amie et m'a dit les mots pour me rassurer.

Pour me consoler, j'ai sortie mes jeans pré-grossesse pour les regarder. Ça m'a rassurée. Jadis, je POUVAIS entrer dans ses jeans et après ma grossesse, je VAIS les retrouver. Après, je suis allée annoncer à mon amoureux que j'étais officiellement déprimée ... il n'a pu s'empêcher de me regarder avec un sourire complice et remplie de tendresse et ça m'a fait rire aussi. J'ai rie et pleurée en même temps ... ça m'a fait du bien! Mon amoureux s'occupe bien de moi. Nous vivons vraiment cette grossesse à deux. C'est merveilleux!

Ça sent la fin. Je suis impressionnée par les changements que mon corps subit. Quand je pense que mon ventre est à son plus gros, ça grossit encore. Moi qui pensait que mes seins resteraient à cette grosseur ... ben non, ça grossit encore.

Je suis maintenant à 1 mois d'accoucher. J'enfle de partout. Je ne reconnais plus mes doigts et mon pied droit entre difficilement dans mes chaussures. Et que dire me ma cheville ... pas très jolie. Vive les bas de compressions!


Mes articulations me font mal. Particulièrement mes doigts. Il paraît que c'est normal. Ajoutez à ça l'effet amortissant de mes médicaments et ça donne un résultat bien ordinaire.

La nuit, je ne sais plus comment dormir. Je dors bien seulement 1 nuit sur 3 car ça me prends 2 mauvaises nuits pour me fatiguer assez pour bien dormir une nuit. Et quand bébé a des poussées de croissances, on dirait qu'il faudrait que je dorme debout. Sur le dos, je ne suis pas bien car je me sens écrasée et sur les côtés, bébé bouge, voir rouspète car ça me donne l'impression que je l'écrase (!) et il/elle me le fait beaucoup sentir! J'ai essayée le truc de mettre des oreillers entre mes jambes et dans mon dos ... ce n'est pas pour moi!

La semaine passée, j'ai eu quelques nuits avec de longues pauses sans dormir. C'est drôle car bien que ça me maganait le lendemain, ça ne me dérangeait pas de ne pas dormir de 2h30 à 4h30 le matin car je m'imaginais que ce temps, je le passais avec mon bébé. C'était comme une pratique pour ce qui s'en vient :-)))

HA! On m'avait avertie que mes abdominaux seraient très étirés vers la fin. Ça y est! Ça tire. Mal de dos aussi, mais ça, c'est depuis 1 mois déjà. Hier, j'ai trouvé un super duo pour me faire du bien. Pad électrique chauffant et massage de mon amoureux. Génial! Aujourd'hui, je vais transformer ce duo en trio en y ajoutant quelques positions de yoga pour étirer mes muscles de dos et d'abdominaux. Ça me fera du bien.

La chambre de bébé est presque terminé! Voici quelques photos...


Mon amie d'enfance, Stéphanie est une vrai artiste. Je lui avait demander de me faire une muraille au thème des abeilles et c'est ce qu'elle m'a livrée. J'ADORE ça. Ça donne une petite touche de magie dans la chambre. Bébé aura de quoi se régaler!


Projet DIY. Mon amoureux a recyclé un vieux meuble (laid!) d'IKEA en mélamine bleu poudre que j'avais. Il l'a peinturé, solidifié et j'ai changé les poignés. C'est notre table à langer. Je vais ajouter des cadres au dessus avec des photos de notre bébé que je vais traiter dans photoshop en sepia.

Je suis très heureuse d'être à la fin. J'ai hâte de vivre l'accouchement. C'est drôle, j'en avais une peur bleu avant. Mais maintenant que je suis TANNÉE de ma grossesse, ça me donne une méchante motivation pour vivre mon accouchement. J'ai aussi très hâte d'y voir sa p'tite face!

vendredi 1 mai 2009

Petite ou grande frousse pendant ce long taper!

J’ai eu une bonne frousse hier. Pour la première fois, j’ai eu un vrai symptôme de possible pré éclampsie. Des points lumineux m’ont aveuglé la vue pour un bon 30 secondes. Et ce, 20 minutes avant mon rendez-vous tant attendu chez ma massothérapeute/amie Mizz Pitlipitli qui allait me soulager le dos qui, avouons-le, en avait grandement besoin! J'ai annulée mon rendez-vous.

Ma pression était haute. Autour de 164/92. Je ne voulais pas paniquer, mais c’était difficile de rester zen. J’ai fais mini sieste après mini sieste tout en prenant ma pression entre chaque repos. Ça ne baissait pas tant que ça. En soirée, après avoir préparé mes valises, je me suis décidée, un peu à contre cœur, de téléphoner au Centre des naissance de mon hôpital. À contre cœur car je n’ai aucune envie d’y retourner pour y séjourner. L’infirmière m’a simplement dit de continuer à me reposer, de diminuer mes activités et de prendre moins souvent ma pression. De me calmer finalement. C’est ce que j’ai fait. Je suis allée me coucher.

Nuit stressante et pas trop reposante. J’avais peur d’avoir d’autres symptômes. Ça m’a fait réaliser que plus ma grossesse avance, plus les risques de complications augmentent. Malgré tout, c’est mieux que je reste calme. Mieux pour moi et pour bébé! Plus facile à dire qu’à faire …

Demain, j’aurai 34 semaines de grossesse dans le corps. Nous sommes tout prêt du fil d’arriver … ou est-ce un fil de départ! Hehe! Sûrement un peu des deux!

Je me sens comme dans un long taper qui dure trop longtemps. Je ne suis pas bonne pour attendre. Ma patience en prend un sacré coup! Mais en même temps, je prends mon mal en patience et je relaxe. Je respire la tranquillité qui m’entoure. J’ai hâte que ça bouge, mais je sais que présentement, je dois me réjouir et surtout, profiter de cette tranquillité.

J’ai hâte de voir le visage de bébé. D’y voir son petit corps, juste à la sortie du mien. Ce sera surréel et beau, j’en suis sûr. J’ai hâte de savoir si c’est un petit garçon ou une petite fille. J’ai hâte de l’embrasser, de lui souhaiter la bienvenue dans notre monde.

Revenir à la maison à 3, devenir une famille. Observer la réaction de Muscade, ma chienne, face au nouveau membre de notre famille. Me faire une nouvelle routine … qui changera souvent! Retrouver mon corps, retrouver mes sports, me découvrir dans ma nouvelle vie, découvrir mon amoureux dans la sienne … il y a tant de choses à anticiper. Ça me fait rêver!

mardi 7 avril 2009

Après la pluie, le beau temps!

Hier, comme vous l’avez lu, c’était vraiment une journée de merde. Mais j’ai fait ce que j’ai écrit … j’ai accueilli mes sentiments et je les ai vécu, sans les juger et sans me censurer. C’était dur et j’ai pleurée toute la journée. Avant de me coucher, j’ai réalisée que le moment où j’aurai mon bébé sur mon ventre, tout ce que je vis présentement en aura valu la peine. Je me suis endormie avec cette pensée.

Ce matin, je me suis levée avec une toute autre attitude. J’étais de bonne humeur et remplie d’espoir. M’avoir permis de me libérer de mes frustrations m’a beaucoup aidée. J’ai écris mon dernier billet pour moi, pour me libérer. Je vous remercie de vos généreux mots d’encouragements. Ceux-ci étaient sans jugements et j’ai beaucoup appréciée.

C’est clair que j’ai un ajustement à vivre et ce n’est certes pas toujours facile à vivre. Je vais sûrement continuer à avoir des bons et des mauvais moments dans les prochaines semaines mais ultimement, je sais que je vais aller bien en bout de ligne.

J’ai eu une bonne nouvelle aujourd’hui. J’ai congé de médecins et de tests sanguins pour 2 semaines!!! Wouhou! Tous mes tests sont super bons et mes résultats s’améliorent. Je prends ça comme un cadeau. Bébé bouge pas mal et ça me fait tripper. Je commence à reconnaître quand il ou elle s’étire, je pense faire la différence entre ses pieds ou ses mains. J’arrive parfois à sentir de mes mains une bosse. Ça me donne l’impression de lui toucher, d’être proche de mon bébé. C’est un moment de grand bonheur.

Je vais continuer à vivre au jour le jour et à profiter le plus possible de mes bonnes journées. J’apprends beaucoup sur moi à travers cette expérience. C’est très enrichissant.

lundi 6 avril 2009

Comme au yoga

J’aimerais vous écrire que je vais super bien, mais ce n’est pas vraiment le cas. J’aimerais vous écrire que ma grossesse se passe exactement comme je l’aurais souhaité, sans problèmes, sans soucis, j’aimerais écrire mes récap. de mes ''exploits sportifs de femme enceinte'' mais je ne fais plus de sport depuis 3 semaines. J’aimerais vous peindre une belle toile toute joyeuse remplie de couleurs vibrantes mais le ciel est tellement gris.

J’ai des hauts et des bas, mais plus de bas que de haut. Le sport me manque terriblement. Je ne parle pas juste de la course à pied … bouger tout court me manque. J’ai eu la permission de mon médecin d’aller patauger dans l’eau quand je me sentirais assez ''en forme'' pour y aller … je n’ai pas encore trouvé cette énergie.

Je ne sais pas comment je faisais dans le temps que le sport avait quitté ma vie, dans ma vingtaine. Je pouvais bien être malheureuse et mal dans ma peau. Je vois clairement aujourd’hui l’impact que le sport à eu dans ma vie. L’impact sur ma santé mentale et physique. Le bonheur que ça m’apporte. C’est inégalé.

J’essaie de meubler mon temps en comblant le vide par d’autres passions. Comme cuisiner, monter des albums photos, etc. Mais j’avoue bêtement que ça n’arrive pas à la cheville que ce que le sport m’apporte.

J’aurais aimée avoir une belle grossesse. J’aurais aimée courir (ou bouger) jusqu’au dernier jour. Accepter ce qui m’arrive. Oui. Il faudrait. Mais ce n’est pas toujours facile. Je n’ai pas toujours envie d’être positive et patiente. Aujourd’hui, j’ai envie de pleurer. Et comme mon amie m’a mentionnée récemment … la vie, c’est comme le yoga, il faut sentir les émotions, sans les analyser, ni les juger. Elle est wise mon amie et je vais l’écouter!

samedi 28 mars 2009

Remonte-pente

Ça fait 8 jours que je suis sortie de l’hôpital! Yahou …

Ma vie à changer depuis mon hospitalisation. Mon rythme est différent. Je suis en désintox. De quoi vous pensez?

D’endorphine.

J’ai eu un gros down en début de semaine. J’étais triste, frustrée. Déçu de ce qui m’arrivait. Je ne peux plus bouger comme avant. De risque de faire monter ma pression. De toute façon, même si je voulais faire une délinquante de moi-même et bouger, je n’en serais pas capable. Ma dose de médicaments s’occupe de bien m’amortir. Mes activités physiques se limitent à sortir mon chien dehors. C’est bien assez pour mon corps ses jours-ci et c’est ce que mes médecins m’ont prescrit. Au moins, je ne suis pas alitée!

Comme dans toutes situations poches, je passe par pleins d’étapes. Au début, je suis forte et je me dis que je suis chanceuse dans ma malchance. Un moment donné, je tombe et je m’apitoie sur mon sort pour 24-48-72 heures, tout dépend de la gravitée de ma situation poche! Cette semaine, j’ai fais un 48 heures de pleurs et découragement. Ça m’a fait du bien de sortir le méchant. Après, je me relève. Je remonte la pente.

Présentement, je me sens comme dans un remonte-pente sur une grande montagne verte et vaste. J’observe l’environnement qui m’entoure sans pouvoir y jouer dedans. Je ne trouve pas ça très confortable, mais c’est tolérable. Un moment donné, je vais me retrouver en haut de la montagne avec un beau bébé. Je vais pouvoir jouer dehors avec mes jouets préférés (vélo et souliers de course à pied!) dans mon nouveau rôle de mère. J’ai drôlement hâte!

samedi 21 mars 2009

Congé!

Depuis hier après-midi, j'ai obtenue mon congé d'hôpital.
Je suis aussi en congé de travail pour le reste de ma grossesse.
En congé d'activités physiques.
En congé de stress.

J'ai passée 75 heures dans les murs de l'hôpital, sans trop savoir quand j'allais y sortir. C'est une expérience qui a été très intense.

Intense par l'incertitude qui planais sur ma santé et celle du bébé. Mais quand les nombreux résultats de tests entraient, ils étaient tous remplis d'espoir. Bébé est très bien développé. Un peu plus gros que la normal de son âge. Hihi, j'aime ça! Mes bilans sanguins sont parfaits. À part ma haute pression et des protéines dans mes urines, le reste va très bien.

Pour me donner mon congé, ils ont triplé ma dose de médicaments, afin d'assurer que ma pression reste normale. Même si je voulais bouger, j'en suis incapable. Ça rentre dans le corps comme une tonne de brique. De toute façon, mon focus va vers le bébé. Je vais tout faire ce qu'on me demande afin de me rendre le plus loin possible dans la grossesse. On me demande de rester calme et tranquille à la maison, pas trop bouger ... pas de sorties au magasins, pas de sport, seulement un peu de yoga très tranquille à la maison, sans mouvements brusque et bien sûr, aller à mes rendez-vous!!!

Je suis choyée. Choyée d'avoir des gens autour de moi qui sont venu me voir, mon téléphoné, encouragé, écrit. Choyée d'avoir un chum qui s'est rapidement adapté à la situation, qui m'a apporté tout ce dont j'avais besoin pour rendre l'expérience le moins pénible possible. Je ne prends rien pour acquis de ce que j'ai reçu comme amour et amitié cette semaine.

Le personnel du centre des naissances a été extraordinaire. J'ai rie avec eux car le rire, ça fait du bien! J'ai vécu des côtés très positifs dans cette expérience. Ça m'a permis d'entendre le coeur de mon bébé à tous les jours, plusieurs fois par jours. En fait, je n'ai jamais autant communiquée avec mon bébé. Ça m'a mis en harmonie avec la vie qui grandit dans mon ventre. J'ai aimée ça. Même qu'aujourd'hui, ça me manque un peu de ne pas pouvoir l'entendre bouger! C'est peut être drôle à dire mais je suis super fière de moi! Je suis fière de la façon dont j'ai gérée mes émotions. Je n'ai pas jouée à la victime, je me suis permis de pleurer quand j'en avais besoin, je suis restée positive et à l'écoute de ce qui se passait.

Sortir dehors après 75 heures enfermée, même dans un environnement pollué, m'a rendu euphorique. J'en avais la larme à l'oeil. Voir mon chien, dormir dans mon lit, être chez moi ... je l'apprécie encore plus que je l'appréciais avant.

Maintenant, plus que jamais, je vis au moment présent. Ça fait du bien!

jeudi 19 mars 2009

Ironie!

L'ironie est dans le fait que 2 heures 30 après avoir écrit mon dernier billet, je me suis fait hospitalisée pour ma grossesse à risque!!!!!

Après une rencontre de routine à la clinique de l'hôpital, au lieu de retourner tranquillement chez moi, je me suis retrouvée sous observation au centre des naissances. J'y suis encore et ce, pour une période indéterminée.

Je vais bien, dans les circonstances. À l'annonce, j'étais un peu en état de choc mais aussi et surtout, en état de détermination. Un peu comme quand je cours un marathon et que je DOIS me rendre à la ligne d'arrivée.

Je pense beaucoup au bébé depuis mardi après-midi. Je ne lui ai jamais autant parlé.

En gros, je suis à risque élevé de pré-éclampsie. État dans lequel mon corps pourrait se rammasser si ma pression artérielle n'est pas contôlé de façon rigoureuse. État dans lequel je serais obligée d'accoucher. On s'entent que ce n'est pas à 27 semaines et demi qu'on a envie de voir au grand jour notre enfant. J'ai hâte de le voir, certes, mais je ne suis pas pressée à ce point!!!

Pour l'instant, je suis traitée aux petits soins par le merveilleux personnel de l'hôpital. Le nec plus ultra des soins de santé. On m'a donnée pleins de petits devoirs à faire pour passer le temps (!) comme analyser mon urine, rester calme et zen, de bonne humeur, etc!

J'accepte bien ce qui m'arrive. Ce n'est pas la situation que je souhaitais, mais comme je n'ai pas trop le choix, je choisie de bien le vivre. Je me dis que si, au pire, je reste à l'hôpital jusqu'à l'accouchement (ce qui est probable!), ce n'est rien 10-12 semaines de ma vie comparée au reste de notre vie avec notre enfant. Nous allons certainement en rire (presque, j'espère!) un jour.

mardi 17 mars 2009

On aime, ou on aime pas!

Il y a 3-4 ans, ma très bonne amie m'a mentionnée qu'elle n'aimait pas être enceinte. Ça m'a beaucoup surpris et sa franchise m'a étonnée. Car on n'entend pas ce genre de réflexion par rapport aux grossesses. C'est un sujet tabou.

Reste que cette phrase m'a resté en tête toutes ses années. Je me suis à mon tour demandée si moi, j'aimerais ça être enceinte. À 27 semaines, je connaîs maintenant la réponse à cette question ... non, je n'aime pas vraiment ça!

Soyons clair, je suis hyper heureuse d'attendre un enfant.
Mais ça ne veux pas dire que j'aime ce que ça me fait vivre physiquement.

Je n'aime pas que ça me donne des baisses d'énergie.
Que ça me donne mal au dos.
Que ça m'empêche de bien dormir la nuit.
Que je ne puisse pas pratiquer mes sports favoris.
Que ça m'essouffle quand je monte les escaliers.
Que ça affecte mes articulations.
Que ça me fait de TROP gros seins !
Que ça me donne des reflux gastriques.
Que ça m'empêche d'être capable de mettre mes bas et mes souliers sans avoir à faire de la contorsion.
Que ça m'enfle la cheville droite.

Bon!

En revanche...
J'adore le ou la sentir bouger. Pour moi, c'est un moment de grand privilège.
J'adore flatter mon ventre.
J'adore quand mon chum me flatte le ventre (et le dos!!!).

C'est à peu près ça que j'aime.

Aimer ou pas être enceinte? Ça doit surement dépendre de son individualité. Étant assez indépendante de nature, ça ne me surprend pas du tout de vivre ma grossesse de cette façon.

Ce n'est pas parce que je n'aime pas être enceinte que je suis malheureuse pour autant. J'ai des hauts et des bas, comme tout le monde. Je le sais que c'est temporaire, je le sais que je vais retrouver mon corps et mon individualitée. Ça fait simplement du bien de pouvoir exprimer ma propre véritée et mon expérience de grossesse. Ça fait partie de la vie!

vendredi 6 mars 2009

Ça grandit!

Depuis 6 mois (demain!), je porte une vie dans mon ventre.

J'ai eu un premier trimestre de rêve. À l'annonce que j'étais enceinte, je n'ai pas eu de moments de panique, ni d'angoisse, ni de peur. J'étais s-u-p-e-r sereine. Mon coeur me disait que tout allait bien se passer, que j'allais avoir une belle grossesse, que j'allais pouvoir continuer ma vie sportive, que presque rien n'allais changer finalement. Pendant 12 semaines, je flottais sur un nuage de bonheur. Pas de nausée (j'ai fais l'envie de bien des mamans qui me demandaient comment j'allais ...), pas de fatigue extrême, assez d'énergie pour fonctionner normalement. C'est sûr que je sentais un peu de changements physiologiques mais très peu.

Mon monde a été boulversé au tout début de mon deuxième trimestre. Et pas à peu près. Je suis tombée de haut et ça a fait mal. Pleins de tuiles nous tombaient sur la tête à moi, JP et le bébé. Ma santé et celle du bébé était mis en question. Beaucoup d'inquiétudes se sont formés et j'ai eu de la difficulté à bien vivre ma grossesse ... qui prennait de plus en plus forme. Je n'osais pas m'attacher au bébé. Je ne regardait pas ses photos d'echographie. J'avais peur de le perdre. J'avais mal. C'était très dur à vivre. J'étais fachée. Je n'y comprennais rien. Moi qui avait TOUT fait pour avoir une bonne santé avant de tomber enceinte. Ce n'était pas juste. Pourquoi moi?!!

Pendant 4 semaines, j'ai perdu le contrôle de mon corps. Fatigue extrême, essoufflement, étourdissement, allourdissement. C'était l'effet de mes médicamments et de l'expérience en tant que tel. J'ai trouvé ça difficile de passer dans cet état en dedans de 24hrs. Tous mes efforts me paraîssaient comme une montagne. J'étais complètement découragée. Quand on fait du sport et que nous sommes habituer à être en forme, ce n'est pas évident de vivre un tel changement aussi rapidement.

Pendant cette période, j'ai beaucoup cherchée le pourquoi. Qu'est-ce que j'avais à apprendre de cette expérience. Déjà, j'en ai tirée quelques leçons. J'ai réapris sur moi, sur mes capacitées de combattre les moments difficiles. J'ai arrêté de jouer à l'autruche et fait face à la situation. Je me suis accrochée à ce sentiment d'amour que j'avais pour cet enfant. Je tenais tout de même à rester positive. Et c'est ce qui m'a le plus aidée.

Mon amoureux a été mon pilier. Absolument irréprochable et magnifique support. De bonnes oreilles se sont mis à m'écouter qu'avec de la compassion. Mes ami(e)s et ma famille ont été merveilleux. Sans eux, je n'aurais pas vécu cette période de la même façon, c'est clair. Certains m'ont fait rire, d'autres réfléchir, plusieurs m'ont juste écoutés. C'était parfait.

Quand on a commencé à reçevoir de bonnes nouvelles sur la santé du bébé, tout a commencé à bien se passer. Mon énergie revennait, ma bonne humeur et mon optimisme aussi. Les questions sur ma santé restent à ce jour sans réponses clairs, mais pour l'instant, c'est sans importance. Par contre, je vais m'en occuper après la naissance du bébé. Je vais y faire face. Car avant, j'étais dans le dénit. Je ne voulais pas accepter que moi, une fille en santé, en forme, jeune et avec un poid santé faisait de la haute pression. Non, pas moi!

Aujourd'hui, à la fin de mon deuxième trimestre, je me sens enfin en paix! Comme jamais en fait. Cette expérience m'a ouvert les yeux ... je prend la vie comme elle vient. Je lâche prise plus facilement. Je vie au jour le jour. Le plus authentiquement possible, je vie à fond.

Je n'ai pas peur de ce qui s'en vient. J'ai hâte de vivre les hauts et les bas de la maternitée. J'ai hâte de connaître notre enfant. De le découvrir, de le voir grandir, de m'observer et d'observer mon chum grandir avec cet enfant. Ce sera enrichissant, pas de doute!

Bienvenue dans mon troisième trimestre!

mercredi 24 décembre 2008

Le MUR

Je peux facilement comparer mes deux dernières semaines à un MUR qu'on frappe pendant un marathon. MUR que j'ai frappé à mon dernier marathon, à New Jersey. Ça fait mal. Mais c'est à ce moment-là qu'on découvre notre vrai nature. C'est là qu'on voit de quoi nous sommes vraiment capable.

Quand on frappe un MUR, on a le choix; s'appitoyer sur notre sort ou s'en sortir la tête haute. Je me souviens très bien de la gamme d'émotion par laquelle je suis passée lors de mon marathon ... frustration, déception, défaite, suivie d'une force intérieur qui refusait de céder à ces pensées négatives. Je me suis transformé en force positive pour être capable de défoncer le mur. Je ne voulais pas me laisser tomber. Car pour moi, se laisser tomber est la pire chose que l'on peut se faire. Je voulais terminer ce marathon avec le sourire et fièrement. Et c'est ce que j'ai réussie, avec un personal best en plus!

Ses jours-ci, un MUR c'est construit devant moi et ça s'est présenté sous forme de claque au visage assez violente. Pendant les deux dernières semaines, je suis passée par la même gamme d'émotions qu'au marathon mais avec une bonne dose de culpabilitée pour ajouter au niveau de difficulté. Mais j'ai exprimée mes émotions haut et fort à qui a bien voulu m'écouter. En attendant d'avoir des réponses, j'ai beaucoup pleurée.

Hier, j'ai eu ma première rencontre à la clinique GARE (grossesse à risque élevé). Bien que les réponses à mes questions ne sont pas joyeuses à entendre, je me sens déjà en train de me relever et de vouloir défoncer le MUR. Car je suis tellement bien prise en main par les médecins de cette clinique. C'est incroyable tout ce qu'ils feront pour moi et notre futur bébé. Bien que j'ai plusieurs peurs face à notre santé, je me sens aussi en confiance qu'on va pouvoir bien s'en sortir.

Je me sens maintenant prête à défoncer le MUR, brique par brique. Je vais foncer et me rendre à la ligne d'arrivée, comme me l'a si gentillement mentionnée Hélène, mon amie.

Pour y arriver, j'ai la chance d'avoir dans mon entourage des gens extraordinaire. Mon chum qui s'occupe de moi de façon phénoménal, ma famille qui sont juste au bout du fil et des amies qui sont tellement disponibles et à l'écoute, c'est juste tellement réconfortant. Je ne suis pas seule. Quand je vais traverser cette ligne d'arriver et acceuillir notre enfant (j'espère le plus tard possible...), c'est avec vous que je l'aurai accomplie. Merci!

À tous, de joyeuses fêtes. Profitez de votre santé et de votre entourage sans rien prendre pour acquis. La vie est tellement belle que parfois, on ne s'en rend même pas compte. Terminez l'année en beauté.

jeudi 16 octobre 2008

Le sport, ma grossesse et mon blogue!

Ça fait seulement 4 semaines que je suis enceinte et c'est certain que ça change ma perspective pour les prochains mois en ce qui concerne une grosse partie de ma vie ... le sport.

J'avais déjà fait quelques recherches, lu quelques articles sur le sujet et les conclusions sont très positives. Je dois continuer de bouger, juste, autrement. Et ce qui est fantastique, c'est que je suis TELLEMENT prête à vivre cette période de ma vie. Voici mon plan ...

Je vais continuer de courir, mais je mets une croix sur les intervalles, les sorties tempo et les longues sorties (celles-ci vont beaucoup me manquer!). Je vais courir mollo, pour le plaisir de chausser mes souliers de course et de déambuler les rues de mon quartier. Tout au long de mes 9 mois de grossesse, je resterai à l'écoute de mon corps (et de mon médecin!) pour savoir si et quand je dois arrêter de courir.

Je vais aller nager. Je continue à progresser dans l'eau et je vais profiter de ma grossesse pour aller de l'avant.

Le vélo. Tant que la neige n'envahie pas nos pavés, je vais rouler dehors. Et cet hiver, je vais spinner sur mon trainer et peut-être même me payer quelques cours de spinning en groupe, juste pour le côté sociale. Le vélo, c'est bon pour les femmes enceintes ... youpi!!!

Finalement et le plus important ou celui que j'ai le plus hâte de commencer ... le yoga prénatal. Je vais commencer ce cours en janvier dans mon deuxième trimestre. Il paraît que c'est très bénéfique pour la préparation à l'accouchement.

J'embarque dans l'aventure de la maternité avec une bonne dose d'ouverture d'esprit et de gratitude. Je vais savourer chaque moments.

Mon blogue ne deviendra pas un blogue ''maternité et/ou vie de maman''.
J'ai réellement envie de garder cette partie de ma vie pour moi et mes proches. Je vais par contre parler de l'impacte que ma grossesse et ma future vie de mère aura sur mes plus grandes passions. Ce sera super intéressant pour moi de vivre ce changement. Le sport a une grande place dans ma vie et est primordiale pour ma santé mentale et physique. Ce sera toujours une prioritée pour moi. Il va juste falloir jongler mes priorités, le temps venue. J'ai confiance d'y arriver!

mardi 14 octobre 2008

WOW

Je ne suis plus capable de me retenir.
J'ai envie de le crier sur tous les toits.

J'attends un bébé!!!

C'est fou comment la vie est faite. J'ai écris ce billet sans savoir que j'étais enceinte. En fait, j'étais sûr à 150% que j'allais être menstrué. Et quand ça n'arrivait pas, j'ai décidée de faire un test maison. Ma réaction fut tellement spontanée. J'ai pleuré, j'ai crié de joie.

Moi et JP sommes très heureux. Choyés. Sereins.

LE BONHEUR!

Je vais devenir mère. WOW!