Je vous le dis tout de suite, ce ne sera pas un récit avec des exploits à raconter. Je n'ai pas connu une belle course ce matin. En fait, ce fut ma pire course de ma vie.
J'étais en forme ce matin. Motivée. Heureuse d'être là, parmi tout pleins de coureurs avec qui partager la matinée. Je n'avais pas mal nul part. Je me sentais d'attaque.
Il faisait froid au départ. J'avais oubliée de m'apporter un vieux chandail ou un sac de poubelle pour me garder au chaud. Erreur de débutante!! J'étais dans le deuxième coral, celui des temps visés de 1h51 à 2h. J'avais écris sur mon inscription que je visais 1h59. C'est un unfinised buisness pour moi le demi marathon. J'ai passée tellement proche d'y arriver avant de tomber enceinte que j'ai hâte de finalement le faire en bas de 2 heures. Mon instinct me disait par contre que ce jour ne serait pas aujourd'hui. Je croyais plus réaliste de viser entre 2h02 et 2h03. J'ai commencé la course avec ça en tête, l'esprit en paix.
au départ, en saluant ma petite famille!
Les premiers 3 km, je me sentais très bien. J'étais très stable et je courais à 5:39/km, confortablement!
C'est à partir du 5ième km que j'ai commencé à sentir que mon corps ne réagissait pas très bien à la course à pied. J'avais envie. Je pensais que c'était ça le problème. Je suis allée à la toilette.
Au 7 ième km, gros mal d'estomac. Sérieux, j'ai jamais véçu ça pendant une course, ni même un entraînement. J'ai parfois eu des inconforts qui passent avec un peu de temps mais là, ça faisait mal. J'arrivais à un point de ravito et je suis allée voir les ambulanciers pour voir s'ils pouvaient m'aider. Me retrouvant devant rien sauf un peu de compassion, j'ai décidée de continuer en marchant un peu. Le moral était vraiment pas fort. J'étais hyper déçu. Je me demandais pourquoi ça m'arrivait. J'avais pourtant mangé comme d'habitude. Rien qui sortais de l'ordinaire. Gros point d'intérrogation.
J'ai continué mon parcours en ne sachant pas trop à quoi m'attendre. J'étais capable de courir à une vitesse respectable, chose qui me consolait un peu. Car même si je courais lentement ou plus vite, le mal était là, au même niveau. Alors j'essayais de rattraper le temps perdu quand je marchais.
14 km dans un beat de mal d'estomac, c'est pas évident. J'essayais de me convaincre d'avoir du plaisir, il y avait rien à faire. J'avançais comme je le pouvais en espérant me rendre à la ligne d'arrivée. À la fin, pour les 2 derniers km, j'étais tellement écœurée d'être là que j'ai couru le plus vite que je le pouvais. Plus vite j'arrivais plus vite je pouvais fondre en larme dans les bras de mon chum. Car tout le long de ses 14 km, j'avais envie de pleurer.
Au final, j'ai fais 2h07m05s. C'est pas si mal dans les circonstances. C'est entre mon chrono de
Philly et
Hypothermique. Je sais que j'aurais pu faire entre 2h02 et 2h03 aujourd'hui. Mais bon, ce sera pour une autre fois.
Finish!
En sortant de la ligne d'arrivée, médaille, t-shirt, casquette et bouffe en main, j'arrive sur la plage et je ne vois pas mon amoureux. Déçu, je regarde dans la foule pour le trouver. Je marche la tête basse jusqu'à la tente de party. Rien. Je suis seule. Je décide de m'écraser par terre dans le sable pour manger des pretzels (et pour m'apitoyer sur mon sort). Je ne le vois toujours pas. Après un peu de pleurnicherie en solo, je me lève pour essayer de le trouver. Il était là, à la sortie des athlète. J'ai fondu en larmes dans ses bras. Ça fait du bien de pleurer. J'ai le droit d'être déçu et je me laisse le temps de le vivre.
Après mes larmes, repos sur la plage!
J'essaie de comprendre pourquoi j'ai eu mal à l'estomac. Je n'y arrive pas encore. En écrivant ses lignes présentement, j'ai encore mal. Mais j'ai de l'énergie. C'est frustrant car j'ai l'impression que je pourrais aller courir encore et encore tellement je ne me suis pas donnée à fond.
Pour ce qui est de l'évènement en tant que tel, je le recommande chaudement. J'ai rarement vu une course avec des bénévoles aussi enthousiastes. Les points de ravito étaient les mieux organisés que j'ai vécu dans ma vie de coureuse. Il y avait des DJ pour nous encourager avec de la bonne musique et des pancartes sur le bord de la route avec des jokes pour nous faire rire (je les trouvais drôles mais je n'arrivaient pas à rire ... moi qui est un publique facile habituellement, c'est pour dire à quelle point j'étais down!). Le parcours était jolie et plat comme une crêpe, idéal pour faire des personal best. La température IDÉALE. Pas trop froid, pas trop chaud. L'ambiance était festif. Un marathon à faire c'est sûr! Je ne trippe pas sur la ville, ce n'est pas mon genre. Mais je reviendrais pour courir le marathon si jamais l'occasion se présente, sans hésiter.
Troisième demi marathon de couru depuis la naissance de Laurence. Je suis fière de ça. Je suis fière d'avoir terminée. Maintenant, je passe à ma période d'endurance. 13 semaines pour me préparer au 50 km. GO!