lundi 23 novembre 2009

Demi marathon de Philadelphie

Ça faisait longtemps que j’avais hâte à cet automne. Quand j’étais enceinte de Laurence, j’en rêvais. C’était mon petit bout dans l’année 2009 où je pouvais m’accomplir comme coureuse et où je pouvais me ré approprier mon corps à moi. Le demi marathon de Philadelphie était mon gros objectif des 4 derniers mois. Je voulais le courir pour m’aider à retrouver ma forme. Maintenant que je l’ai couru, je peux passer aux prochaines étapes. Et je dois le dire en partant ... je suis réellement comblée!

Pour se rendre à Philadelphie, nous étions quatre; moi, mon amoureux, notre petite pitchounette et notre amie Mélanie, qui nous a généreusement accompagnée pour être avec Laurence pendant que je courais le demi et que JP courais le marathon. Le voyage a été looooooong. ZZZZZzzzzzzzzzz. Je n’aime pas ça faire de la longue route. Ça m’emmerde et ça me fatigue. Laurence a super bien fait ça par contre. J’étais très fière d’elle.

En arrivant à Philly en fin de journée, nous sommes allés chercher nos dossards à l’expo. Il n’y avait pas grand monde. J’ai pu acheter une paire de soulier vraiment pas cher ... c’est mes Asics Kayano 15 qui se vendent 200$ avant taxe à Montréal que j’ai payé 120$ US pas de taxes. Un deal !! Et ils ne sont pas roses. Je les aimes! En fin de soirée, j’étais exténuée, vidée, un peu beaucoup émotive, j’avais faim, mon souper de merde ne m’a pas du tout comblée, bref, j’avais hâte de dormir. Ma nuit a été vraiment ordinaire. Laurence qui fait une crise avant de dormir, un sommeil beaucoup trop léger et le top pour m’écoeurer encore plus, 20 minutes de spectacle auditif de mes chers voisins qui disons-le, s’aimaient beaucoup et exprimait très fort leur désir. On peut dire que les murs de l’hôtel sont très minces ...

J’ai fais une mini crise d’angoisse samedi matin. Ça ne m’arrive vraiment pas souvent et je n’ai jamais fait de grosses crises d’angoisses. J’étais hyper émotive et j’avais le coeur serré. J’accuse l’accumulation de manque de sommeil et la nervosité de la course du lendemain. Mélanie et moi avons passé l’après-midi ensemble pour que je puisse décompresser et pour visiter la belle ville de Philadelphie.

Latté / friendship therapy avec mon amie Mélanie!

Pour le souper traditionnel de carb-loading pré-marathon, nous avons rejoinds Geneviève et Trigirl chez Pietro’s où je me suis régalée d’un bon spag bolognaise gratiné. Ça m’a fait du bien et je me sentais mieux aussi. Moins angoissée et plus excitée de courir le demi marathon.

Dimanche matin, levé tôt à 3h50 pour déjeuner. J’étais un peu nerveuse, mais pas plus qu’une autre course d’envergure. Une belle nervosité. Mon déjeuner passais très bien, signe que mon estomac allait bien collaborer pour la course! Laurence était réveillée elle aussi et regardais ses parents se préparer. J’ai comme l’impression que ça fera partie de son quotidien de vie. Geneviève et Trigirl sont venu nous rejoindre à notre chambre à 5h45 pour se primer pour la course. Elles étaient nerveuses. C’était drôle de nous voir les 4 faire des relais à la toilette. Notre hôtel était à côté du départ alors nous sommes sortie à 6h30 pour aller nous réchauffer et prendre notre place.

Trigirl, mon amoureux, moi et Geneviève, prêts à rocker nos épreuves!!

Mélanie avec Laurence!

Avant de souhaiter bonne course à Trigirl, j’étais toute émue de la voir avec des larmes de joies couler sur ses joues. Je l’ai pris dans mes bras et lui a souhaité un bon marathon. C’est spécial un premier marathon!!

Ça me faisait drôle d’être là, deux ans après mon premier marathon. Pleins de souvenirs envahissaient ma tête. J’en avais des frissons. J’avais hâte de retrouver le parcours. J’en avais de vagues souvenirs, tous décousus. Dans ma tête, le premier demi était assez plat, urbain et assez facile. Les deux prochaines heures allaient me rappeler que c’était pas super plat, urbain, oui, mais avec de magnifiques passages dans les parcs et pas vraiment super facile!!

Geneviève et moi avons pris le départ ensemble. Nous avions convenu de se suivre tant que c’était possible. Si une voulais aller plus vite, elle était libre de partir. Nous avons couru les dix premiers kilomètres ensemble. C’était génial. J’aimais le rythme que nous avions. Je sentais que je travaillais juste assez fort pour garder ce rythme jusqu’à la fin. Sur le parcours, je m’amusais à revoir dans ma tête des moments de mon marathon mais aussi, de redécouvrir les différents quartiers de Philadelphie. J’ai particulièrement aimée une petite section qui ressemblais à la Nouvelle-Orléan. Un petit groupe de musique nous jouait du blues pour ajouter à l’ambiance. Puis, la rue Chestnut m’a donnée un petit avant-goût de ce qu’allais être le marathon de New York l’année prochaine. Beaucoup de spectateurs. C’est pas à Montréal que l’on verrait ça, malheureusement.

Au 10 ième kilomètre, après avoir vu Mélanie et Laurence au coin des rues Chestnut et la 19th Street, ça descendais. J’ai alors dit à Geneviève: ‘Cool, ça descend. On va en profiter!’ Ça n’a pas entré dans l’oreille d’une sourde!! Geneviève est partie à un rythme qui me donnais l’impression de courir un 5 km. J’ai essayé de la suivre le plus longtemps que je pouvais mais je me sentais en danger. J’ai alors choisie de ralentir et de la laisser partir. Je n’ai pas eu le temps de lui dire (la gazelle était en feu!) alors j’ai rie de la voir me chercher un peu !!!


J’ai repris mon rythme et j’ai continué mon chemin, seule, avec les milliers de coureurs qui m’accompagnaient. Et puis quelques minutes plus tard, j’entends: ‘Go les Vainqueurs!’. C’était une poulette! Je l’ai encouragée à mon tour pour ensuite me faire dépasser par 2 autres poulets. J’ai aimé ça. C’est pratique de porter nos maillots de club, on se reconnais et même si on ne se connais pas, on s’encourage!! J’avais quand même envie de leur jaser mais ils couraient trop vite. J’aurais pu leur dire que je connaissais d’autre poulets et que j’allais sûrement me joindre à eux bientôt!!

Puis, LA côte que je ne pensais pas revoir dans le demi marathon. Quand je l’ai vu, j’ai compris que les 7 derniers km allaient être pénibles. J’ai marché quelques mètres dans le pire de la côte et c’est la seule fois que j’ai marché pendant la course, à part aux points de ravitaillements. Mes jambes commençaient à être lourdes et fatiguées. J’avais beaucoup de difficultés à pousser pour courir en bas de 6 min. du km. Je courais entre 6:10 et 6:25. J’ai donc fais un premier deuil pour le temps ultime que je visais secrètement dans ma tête (2h05). J’allais maintenant courir du mieux que je pouvais pour essayer de rentrer avant 2h10. Et j’ai tout donnée ce que j’avais. Le souffle, j’en avais beaucoup. C’est mes jambes et surtout, une fatigue générale qui me bloquais.

À 4 km de la fin, j’ai croisé Geneviève dans une partie out and back. Elle semblait fraîche comme une rose et en pleine forme. J’étais super contente pour elle et j’ai aussi compris en la voyant que je n’aurais pas été capable de la suivre. Un peu plus loin, j’entends deux filles commencer à chanter la chanson My Girl. Spontanément, quelques coureurs ont embarqué pour les accompagner. Vraiment chouette comme moment. Ceci-dit, je trouvais ça un peu décourageant de me faire dépasser par du monde qui chantais pendant que j’avais de la difficulté à parler !!!

Mes deux derniers kilomètres, je les ais couru le plus vite que je pouvais. J’ai tout donnée ce que mon corps pouvais me permettre. J’ai traversée la ligne d’arrivé avec un grand sourire. J’avais accomplie ma mission!! J’avoue que quand j’ai vu mon chrono, j’ai eu un petit pincement au coeur, une mini déception et ce, malgré le fait que je suis hyper fière de mon accomplissement. 2h11m18s. Ce n’est pas mon pire temps, mais ce n’est pas mon meilleur. Je me serais sentie un peu plus comblé que je le suis déjà de le faire en bas de 2h10. C’est peut-être nïaiseux mais c’est comme ça. Je suis compétitive envers moi-même et je crois que c’était un objectif très réaliste de faire entre 2h08 et 2h10. Je crois que j’étais déçu de ne pas avoir été au maximum de ma forme pour l’accomplir. Un mauvais timing, une mauvaise journée pour bien performer. Mais ça aussi ça fait partie de la réalité des compétitions. On ne peut pas être au top à tous les départs que l’on prends. Par contre, je suis très satisfaite de la façon dont j’ai gérée ma course. Je me suis bien écoutée. Donc, je suis satisfaite et comblée, dans les circonstances!!!

Parlant d’être comblée, pour le souper, nous avons partagé un bon moments avec des amis qui étaient sur place eux aussi. Vraiment, je suis bien entourée. J’ai passée une magnifique fin de semaine. J’ai maintenant hâte à mes prochains défis!! J’en ai pleins. La vie est belle!

PS: Pour ceux qui veulent voir mes stats de course, voici mes données sur le site Garmin Connect. C’est vraiment chouette comme site!!

9 commentaires:

Geneviève a dit...

Toutes mes félicitations encore! Je disais ça à ma mère tantôt que tu avais fait le demi-marathon seulement 5 mois et demi après avoir accouché et elle n'en revenait pas! Tu es super!

Zolasoleil a dit...

Bravo! Je me joins à Geneviève pour dire qu'une compétition 5 1/2 après la venue de BB c'est super!

Quelle était la température le matin du départ?

Vérane a dit...

Encore bravo Sylvie! C'est un bel exploit pour une jeune maman!! ;-)))

lavie a dit...

yeahhhhhhhhh bravo!!!!toutes mes félicitations!!

Chris Pouliot a dit...

Suberbe! Félicitation pour cette sortie d'automne en famille!

Demi-marathon et bébé dans la même demi année, c'est un exploit!

Zen-Abelle a dit...

Félicitaion!! Moi je dis que ton temps est encore plus magnifique!! Car toi tu ne peux pas dormir un 8 à 10hr avant une compétition... tu ne peux pas mettre la vie "On hold" pour mieux performer le jour X... T'es super hot!! Bravo!!

jamfil a dit...

Bravo! inspirant!

Luise a dit...

je suis TELLEMENT FIERE de toi!
Quelle exemple pour la pitchounette et pour moi! tu m'inspires plus que tu peux le savoir.

Sylvie a dit...

Merciii pour vos bons mots!
Je suis encore sur les effets de l'endorphine :)