Reste qu'à 4h30, le téléphone de l'hôtel m'a réveillée. J'avais programmée ma montre au cas où. Pas nerveuse la fille ...
Pour déjeuner, j'ai pris une banane, un bagel au sésame et une barre tendre. Du gatorade et de l'eau comme breuvages.
Nous avons quitté l'hôtel à 6h00. Il y avait beaucoup de coureurs dehors. Nous allions tous dans la même direction. J'en ai profité pour me réchauffer un peu. J'ai jogger et marché pour les 2 km qui me séparait des toilettes chimique !!!
Point de vue toilettes, il n'y en manquait pas. Un gros Bravo pour les organisateurs.
À 25 minutes du départ, j'étais à mon spot et JP était juste à côté de moi, l'autre côté de la clôture. C'est là que j'ai commencé à être émotive.
C'est comme si je ne réalisais que j'allais courir un marathon. Intellectuellement, je le savais, mais j'étais comme dans une bulle. C'était la première fois que je vivais ça. Comme si je voulais me rappeler de chaques instants, chaques visages, chaques secondes. C'était le début. Le moment que je souhaitais vivre depuis très longtemps.
Quand JP m'a quitté, à 2 minutes du départ, j'ai eu de la difficulté à retenir mes larmes. C'était suréel.
Mon marathon
Le parcours est superbe. Il nous fait voyager dans divers environnement de la ville. J'ai été charmé par les parcs. On a d'ailleurs couru presque le 2/3 du marathon entouré d'eau et d'arbres. Pas facile la vie !!!
Le premier demi à été à merveille. Comme je portais le chandail des Vainqueurs, je me suis fais un ami au début du parcours. Un homme d'un certain âge qui m'a demandé si je venais de Montréal. On a jasé un peu. Je me suis rendu au demi en 2h17. Je ne me sentais pas fatiguée. Mes jambes étaient fluides et mon souffle collaborait.
C'est rendu au 28 ième km que j'ai commencé à sentir une fatigue. Les kms les plus difficiles fûrent entre le 28 ième et le 39 ième. À ce moment, j'ai fait 5 pauses de marche rapide avec de grandes enjambée. J'ai pris le temps de bien m'hydrater et de penser positivement pendant ce moment difficile. Je n'avais pas de grosses douleurs, c'était simplement une fatigue. Mon corps qui réagissait à quelques chose de difficile.
Voici quelques photos que JP à pris de moi pendant les 17 premiers miles (après ça, il m'a quitté pour aller chercher ma caméra à l'hôtel et porter le vélo, question de ne pas rater la finale)
Quand j'ai vu mon chum, j'était tellement confuse. Je voulais pleurer et rire en même temps. Il m'a serré fort et m'a félicité. J'étais tellement heureuse et tellement fatiquée. J'avais froid. J'avais mal aux jambes. Mais tout ça n'avait pas d'importance car l'euphorie prenait le dessus sur tout.
Des histoires de course
En regardant autour de moi, j'ai vu pleins de coureurs inspirants. Beaucoup couraient pour une cause. On pouvait le lire sur leur chandail. Certains étaient déguisés avec des chapeaux amusants.
J'ai réellement pensée à tous les gens à qui j'avais dédié un mile. Ça m'a beaucoup aidée. J'avais une petite liste avec moi pour être certaine de ne pas oublier personne. Ça m'a donné beaucoup d'énergie.
Les spectateurs étaient super. Ils nous offraient des kleenex, des jujubes (que j'ai pris avec joie), des brownies et des réglisses. Même de la bière. Par contre, je ne m'imaginais pas prendre de la bière en plein marathon. Nous avons passé dans le quartier étudiant et les jeunes nous encourageaient. Ils étaient drôle.
J'ai aussi croisée une coureure exceptionnelle. Je ne me souviens plus de son nom, mais elle a passé à 2 reprises dans Runner's World dans le numéro où ils font des profils de gens extraordinaire qui s'appèle Heroes. C'est la fille qui a une jambe. Quand je l'ai vue, je lui ai criée, ''Way to go !'' et elle m'a répondu, ''You too !'' Ça m'a fait chaud au coeur.
Un autre moment qui m'a fait plaisir, c'est quand j'ai croisée Gilles l'Espérance du club des Vainqueurs. Il m'a crié, let's go Vainqueurs, on lâche pas ! C'est des moments comme ça qui donne du jus.
L'après-marathon
Arrivée l'hôtel, j'étais en état de choc. Mon corps tremblait. J'avais froid et chaud. Ça n'a pas durée longtemps et ça ne m'inquiétais pas non plus. J'ai pris le temps de décompresser. Faire une sièste. Aller souper. Prendre du recul.
Je sens que cette expérience va me tranformer à tout jamais. Je vais en retirer beaucoup de choses. Je ne pourrais plus revenir en arrière. C'est rendu mon mode de vie, la course à pied, le dépassement de soi, les défis de taille. J'en veux plus, je veux aller plus loin.
Ce jour est sans contredis un des plus beau jour de ma vie. Mes idées ne sont pas encore toutes claires, mais je sais une chose, c'est que n'importe qui peut décider de se donner un défi à réaliser et y arriver. Pour ceux qui me connaîssent, vous savez d'où je partais et pour ceux qui ne me connaissent pas, rien n'est impossible. J'en suis la preuve vivante.
PAIN IS TEMPORARY, PRIDE IS FOREVER !










