mardi 26 mai 2009
Peur vs objectifs!
Je le sais bien que je vais recommencer à bouger aussitôt que mon corps va me le permettre. Mais j'ai étrangement peur.
J'ai peur de trouver ça pénible. De devoir repartir à zéro. D'avoir de la difficulté à revenir à la forme physique que j'avais avant ma grossesse et même, que ça me prenne des années à reprendre (je le sais, c'est irrationnel!). Car bien que je me sois un peu habituée à la souffrance des entraînements difficiles, je n'aime pas souffrir. Je suis fière quand je passe à travers d'un moment souffrant, mais c'est très difficile pour moi de pousser mon corps dans cette zone de souffrance. Je trouve ça confortable, voir rassurant de courir mollo, de ralentir quand je n'en peut plus. Et pourtant, je crois que c'est ma tête qui me lâche avant mon corps. Car je n'aime pas la douleur, je n'aime pas souffrir. C'est la même chose en vélo. Je pense que j'ai un bon potentiel pour être forte en vélo. Je me suis améliorée l'été dernier. Mais je le sais que je me limite quand ça devient trop difficile ou trop souffrant. Je ne pousse pas assez.
J'ai aussi peur d'avoir des blessures. J'ai pris un peu plus de 40 lbs pendant ma grossesse, à ce jour ... je devrai donc perdre du poids afin de retrouver mon énergie d'avant grossesse! Même que j'ai bien l'intention de non seulement revenir ou j'étais côté poids mais de finalement perdre les 10-15 lbs que j'avais en trop. Mais ça aussi, ça me fais peur. Car je suis gourmande. C'est un grand combat moi et la bouffe. Pas trop disciplinée de nature, j'ai souvent de la difficulté à faire de bons choix alimentaires. C'est exactement pour cette raison que j'avais encore 10-15 lbs à perdre pour avoir mon poids idéal. J'espère donc trouver la motivation pour y arriver. Je me prépare tranquillement à le vivre ...
Ses peurs m'offrent une possibilitée de me fixer des objectifs.
J'en ai deux.
1. Travailler mon mental. Accepter de souffrir et de travailler plus fort. De pousser la limite de mon corps afin de briser des barrières qui m'empêchent de m'améliorer. Car j'ai envie de m'améliorer. Ce n'est pas une fin en soit, mais c'est toujours le fun d'être meilleur que notre dernière fois!
2. Développer une relation saine avec mon alimentation. En fait, c'est un travail que je fais depuis DES ANNÉES! Mais cette relation est loin d'être parfaite. Bien que je ne cherche pas la perfection (ça m'énerve la perfection!), je cherche un équilibre qui me permettra de ne pas plonger dans le gros bol de crème glacée (mon vis!) quand je n'ai pas faim. Arrêter de manger mes émotions. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises.
Je suis motivée. À bat mes peurs! Je n'ai qu'une vie à vivre :-)
lundi 25 mai 2009
À bientôt!
Je n'aurais jamais cru m'attacher autant à toi avant même de te voir en chair et en os. En fait, quand je t'ai vu pour la première fois, j'ai craquée. Tu avais 12 petites semaines. Je t'ai trouvé trop cute et déjà, je t'ai vu nous faire un sourire. Ton bras a bougé et je t'ai saluée. J'ai pleurée de joie. C'était la première fois que je communiquais avec toi. C'était notre premier contacte. C'était magique!
Notre route a été parsemée d'épreuves, mais je n'ai jamais douté que tu faisais tout pour venir à nous en pleine santé. J'ai cru en toi, dès le premier jour. Pendant notre séjour à l'hôpital, je t'ai demandé de continuer ton chemin le plus longtemps possible. Je suis bien heureuse que tu m'ai entendu! J'ai confiance que ta naissance ira bien. Que ta venu dans notre monde sera heureuse.
Je ne sais pas encore à quel moment exactement j'aurais la chance de te rencontrer mais je peux te dire que j'ai très hâte de t'accueillir dans ma vie. Je suis déjà très fière de toi. Je suis prête à t'offrir une place de choix dans ma vie. J'ai hâte de te connaître, de te donner ton nom, de te voir, de te serrer dans mes bras, de te présenter ton merveilleux père qui lui aussi, a très hâte de te rencontrer!
Il y a tant de choses que j'ai envie de te dire. Tout de suite. Maintenant. Mais je vais commencer par cette chose simple et essentiel, une promesse que je te fais pour le reste de ta vie ... je promet de t'aimer et de te respecter. De t'offrir une belle vie dans laquelle tu pourras te développer en la personne que tu désir devenir.
À très bientôt !
New York vs Philadelphie
Voici ma liste de pour et contre entre ses deux événements ...
New York - POUR
- Ben, c'est NY! Need I say more ...
- Lise va le courir et il est possible que je puisse le faire avec elle.
- Hélène le cours aussi ... toujours le fun de partager la même route qu'une amie gazelle!
- J'ai déjà payé mon inscription et je ne sais pas encore si c'est transférable et/ou remboursable. C'est quand même 275$ + 18$ pour la loterie.
- Du bon temps en famille car j'ai mon oncle qui habite Brooklyn, donc mise à part le coût de l'événement, ça fait pas cher pour un long week-end.
- La possibilitée de dire que j'ai couru le marathon de NY 5 mois après la naissance de bébé ... !
- Très peu de temps pour m'entraîner. 14 semaines seulement après 5 mois sans courir, 3 mois sans faire de sport et une nouvelle vie de maman.
- Peur de me mettre trop de pression côté entraînement pour atteindre un minimum sans me blesser. J'ai envie de vivre mes premiers mois avec bébé dans le plus de zénitude possible et si je suis fatiguée par un entraînement trop exigeant, je ne souhaite pas en faire vivre les conséquences négatives à moi-même, bébé et JP. Et quand je parle d'entraînement exigeant, ce n'est pas pour atteindre un personal best au marathon, c'est pour atteindre un minumum de forme physique pour apprécier ma course, sans me blesser.
- Si je le cours en 2010 et que je dois payer 2 fois ... ça fait cher pour un marathon. Ça reste à confirmer par contre ...
- J'ai trois semaines de plus pour m'entraîner.
- J'ai l'option de courir un demi-marathon ce qui me met beaucoup moins de pression et possiblement beaucoup plus de plaisir.
- JP, mon amoureux, y va pour courir le marathon.
- Ma mère a accepté de venir pour nous aider avec bébé.
- J'ai pleins d'ami(e)s qui considèrent y aller. Méchant trip de gang en perspective!
- C'est un bel événement que je connaîs.
- C'est une ville que j'adore.
- Ce n'est pas NY!
- Je l'ai déjà fait.
Bien sûr, mon accouchement va déterminer beaucoup de chose aussi. Une césarienne, on oublie le marathon pour cette année.
J'attends aussi de me faire confirmer par l'organisation du NYC Marathon si je peux transférer ma candidature en 2010. Si c'est le cas, je vais aller à Philly, c'est pas mal certain. Je n'ai pas envie de courir un marathon épuisée. C'est supposée être le fun de courir et je veux que mon retour à la course à pied représente ce plaisir. Alors la règle d'or sera de respecter mon corps et son rythme. Mon retour peux se faire facilement ou difficilement. Je dois me laisser le temps de le vivre avant de prendre une décision!
jeudi 21 mai 2009
Un peu (...) de recul !
Mais là, je suis devant le fait accomplie et dans ma tête, les choses se compliquent. J'aime les défis. J'aime courir. J'aime courir des marathons, c'est ma distance préférée!
J'ai tellement eu une grossesse plate, ordinaire et par moment assez difficile que je prends ça comme un cadeau de la vie et ça m'interpelle au plus haut point. C'est comme si la vie me donnait une opportunité de vivre quelque chose de gros dans une année de merde. Bon, avoir un bébé, ce n'est pas merdique, loin de là. C'est un grand bonheur. Le plus grand! Je parle plus au niveau de mon corps et mon manque de sport. Le défi ... courir un marathon un peu moins que 5 mois après mon accouchement. Je trouve ça sti-mu-lant. Je l'avoue, je me sens complètement cinglée de même penser sérieusement à le courir cette année. Mais en quelque part, j'aime ça être cinglée! Ça rend la vie intéressant!
Mon amie/collègue coureuse Lise a également été sélectionnée. Elle veut le courir pour le fun elle aussi dans à peu près les même temps que moi. Donc pas de personal best, juste du gros fun. Elle va traîner son appareil photo avec elle et croquer des moments sur le vif de ce bel événement. Je me vois tellement le courir avec elle. Ça aussi ça me stimule.
J'en ai parlé à mon médecin interniste aujourd'hui. Elle était super contente pour moi. Elle l'a même écrit à mon dossier! Hi hi! Je suis étrangement fière de ça! Ma médication sera différente après la grossesse et je vais retrouver mon énergie pour m'entraîner selon elle. C'est encourageant! Côté obstétrique, tout dépendra de mon accouchement. Si j'ai une césarienne, je dois oublier le marathon. Mais si mon accouchement se passe sans complications et que bébé et moi allons bien, personne de voit pourquoi je ne pourrais pas le courir cette année ce marathon. Yé! Je souhaite que la théorie grossesse de merde = accouchement de rêve soit vraie!!!
J'en ai glissée un mot à mon coach également. Il a rie! ''Quel ironie'', dit-il!!! Je suis d'accord avec lui. Il est prêt à me préparer dans le cas ou je décide de le courir. Normalement, je ne consulte pas mon coach pour des entraînements. J'aime bien me débrouiller tout seul. Mais là, je vais faire appel à ses services et je vais l'écouter religieusement. Je vais lui faire confiance.
Je ne jette pas l'encre tout de suite. Je vais me laisser le temps d'accoucher et de récupérer de cet accouchement. Commencer à courir pour voir comment mon corps répond. Je déciderai 2 mois avant je crois. Enfin, si je le peux.
Au pire, ce sera en 2010. Avec mon amoureux! Il ira chercher sa qualification dans le cas échéant!
mardi 19 mai 2009
Émotion vive!
Là, cette année, je décide qu'il serait une bonne idée de m'inscrire au Marathon de New York dans l'espoir de pouvoir le courir dans quatre ans. Car après quatre ans d'inscriptions à cette loterie, ils t'acceptent automatiquement.
Je viens de recevoir un beau courriel m'annonçant que j'ai été accepté pour courir ce magnifique marathon CETTE ANNÉE!!!!!!!
Ben là! Grrrrrrrrrr.
Je fais quoi ... (à part encadrer ma super lettre de confirmation et m'énerver pendant des heures durant à rêver à ce marathon, que j'aurai couru l'année où j'aurai donné la vie!)?
Il me reste 165 jours.
Ça fait 3 mois et 2 jours que je ne cours plus.
Ça fait 2 mois et 2 jours que je ne fais plus d'exercices.
Je suis supposée accoucher d'ici 3 semaines, selon mes médecins.
En principe, si j'ai un accouchement naturel, sans césarienne, je vais pouvoir recommencer à courir 6 semaines après mon accouchement. Donc, je vais recommencer à courir autour du 19 juillet ... genre!
Disons que je recommence le 19 juillet. Ça me laisse 14 semaines pour me préparer à ce marathon ... après 5 mois sans courir!
C'est de la folie?
Haaaaaaaa!!!!
J'ai vraiment envie de le faire. Quelle belle source de motivation post-accouchement. Et puis moi je dis que la folie, c'est bon pour la santé!
dimanche 17 mai 2009
J'ai hâte!
- de perdre mes eaux.
- d'accoucher.
- de connaître le sexe de notre bébé.
- de voir la réaction de mon amoureux à la naissance de bébé.
- de voir ma réaction à la naissance de bébé.
- de voir ma chienne Muscade rencontrer le nouveau membre de notre famille!
- de commencer ma vie de mère.
- de passer mon premier noël avec bébé dans ma famille à Brooklyn.
- de voir mes parents devenir grands-parents.
- de retrouver mon corps.
- de retrouver mes ''skinny'' jeans!
- de retrouver mes souliers de course à pied.
- de courir sous la pluie.
- de courir sur la montagne.
- de courir tout court!
- à ma première sortie de vélo post-natal.
- de rouler avec mes amies invincibles.
- de faire une sortie Vélocia.
- de recommencer à m'entraîner.
- d'écrire mes récap. sur mon blogue le dimanche.
- de tenir à jour mes donnés d'entraînements.
- à ma première course post-natal.
- de voir mon enfant tenir une pancarte d'encouragement pendant une de mes courses ... Go maman Go! hihi!
- d'être accompagné de mon enfant pour encourager mon amoureux, son père pendant ses courses à lui!
- de courir mon prochain marathon.
- de courir mon premier ultra marathon.
- de retourner dans l'eau.
- de vaincre ma peur de l'eau.
- d'être capable de nager le crawl.
- de nager en eau libre sans avoir peur.
- de vivre mon premier triathlon.
- d'entendre de la voix de Mike Reilley: ''Sylvie Mallard from Montreal, You are an Ironman!''
- de partir en voyage, loin loin loin avec ma petite famille :-)
- de voir mon bébé grandir, avec moi et avec mon amoureux.
Malgré tout, j'essaie, le plus possible, de vivre au moment présent. Mais mes rêves et mes désirs me font avancer. Je les fais vivre dans ma tête. Je les nourries. Et cette liste va continuer à s'allonger tout au long de ma vie! J'aime ça comme ça!
lundi 11 mai 2009
Ça sent la fin ... !
J'ai eu un choc hier!
J'avais envie d'aller à la piscine pour aller ''perdre'' mon poids de grossesse dans l'eau pour quelques instants. Trente minutes avant mon départ, je décide qu'il serait peut-être sage d'essayer mes maillots, au cas ou ils ne me feraient plus. Je commence par mon bikini préféré qui m'allait à merveille il y a 7-8 semaines. Le bas, ça allait. Le haut ... pas capable de le fermer! Grrrrrrr. Petit moment de découragement, je l'avoue. J'essaie l'autre, c'est pire que pire, je déborde de partout. J'essaie mon vieux maillot une pièce trop grand ... mes seins veulent fuir le maillot. C'est officiel, je suis déprimée. D'autant plus que j'allais rejoindre mon amie Mélanie à la piscine. Je n'aime pas revenir sur ma parole, surtout à la dernière minute. Elle est compréhensive mon amie et m'a dit les mots pour me rassurer.
Pour me consoler, j'ai sortie mes jeans pré-grossesse pour les regarder. Ça m'a rassurée. Jadis, je POUVAIS entrer dans ses jeans et après ma grossesse, je VAIS les retrouver. Après, je suis allée annoncer à mon amoureux que j'étais officiellement déprimée ... il n'a pu s'empêcher de me regarder avec un sourire complice et remplie de tendresse et ça m'a fait rire aussi. J'ai rie et pleurée en même temps ... ça m'a fait du bien! Mon amoureux s'occupe bien de moi. Nous vivons vraiment cette grossesse à deux. C'est merveilleux!
Ça sent la fin. Je suis impressionnée par les changements que mon corps subit. Quand je pense que mon ventre est à son plus gros, ça grossit encore. Moi qui pensait que mes seins resteraient à cette grosseur ... ben non, ça grossit encore.
Je suis maintenant à 1 mois d'accoucher. J'enfle de partout. Je ne reconnais plus mes doigts et mon pied droit entre difficilement dans mes chaussures. Et que dire me ma cheville ... pas très jolie. Vive les bas de compressions!
Mes articulations me font mal. Particulièrement mes doigts. Il paraît que c'est normal. Ajoutez à ça l'effet amortissant de mes médicaments et ça donne un résultat bien ordinaire.
La nuit, je ne sais plus comment dormir. Je dors bien seulement 1 nuit sur 3 car ça me prends 2 mauvaises nuits pour me fatiguer assez pour bien dormir une nuit. Et quand bébé a des poussées de croissances, on dirait qu'il faudrait que je dorme debout. Sur le dos, je ne suis pas bien car je me sens écrasée et sur les côtés, bébé bouge, voir rouspète car ça me donne l'impression que je l'écrase (!) et il/elle me le fait beaucoup sentir! J'ai essayée le truc de mettre des oreillers entre mes jambes et dans mon dos ... ce n'est pas pour moi!
La semaine passée, j'ai eu quelques nuits avec de longues pauses sans dormir. C'est drôle car bien que ça me maganait le lendemain, ça ne me dérangeait pas de ne pas dormir de 2h30 à 4h30 le matin car je m'imaginais que ce temps, je le passais avec mon bébé. C'était comme une pratique pour ce qui s'en vient :-)))
HA! On m'avait avertie que mes abdominaux seraient très étirés vers la fin. Ça y est! Ça tire. Mal de dos aussi, mais ça, c'est depuis 1 mois déjà. Hier, j'ai trouvé un super duo pour me faire du bien. Pad électrique chauffant et massage de mon amoureux. Génial! Aujourd'hui, je vais transformer ce duo en trio en y ajoutant quelques positions de yoga pour étirer mes muscles de dos et d'abdominaux. Ça me fera du bien.
La chambre de bébé est presque terminé! Voici quelques photos...

Mon amie d'enfance, Stéphanie est une vrai artiste. Je lui avait demander de me faire une muraille au thème des abeilles et c'est ce qu'elle m'a livrée. J'ADORE ça. Ça donne une petite touche de magie dans la chambre. Bébé aura de quoi se régaler!

Projet DIY. Mon amoureux a recyclé un vieux meuble (laid!) d'IKEA en mélamine bleu poudre que j'avais. Il l'a peinturé, solidifié et j'ai changé les poignés. C'est notre table à langer. Je vais ajouter des cadres au dessus avec des photos de notre bébé que je vais traiter dans photoshop en sepia.
Je suis très heureuse d'être à la fin. J'ai hâte de vivre l'accouchement. C'est drôle, j'en avais une peur bleu avant. Mais maintenant que je suis TANNÉE de ma grossesse, ça me donne une méchante motivation pour vivre mon accouchement. J'ai aussi très hâte d'y voir sa p'tite face!
mardi 5 mai 2009
Le sport, c'est aussi l'amitié!
Mais tout ça a vite changé quand je me suis inscrite sur le forum de discussion Vélocia en 2006. Sur ce forum de passionnés de vélo, j'ai fais des rencontres très enrichissantes.
J'ai fais ma première sortie avec eux un peu à l'aveugle. Quand j'y repense, je trouve que j'ai eu du guts! J'allais rouler, au printemps, dans le Vermont et ses côtes (en commençant par la Joy Hill à Frelighsburg) avec des cyclistes de route ... sur mon vélo hybride Minelli en chromoly à 250$. J'ai eu de la chance que ce soit des perles rares qui m'accompagnaient. Je me souviens très bien qu'à mi-chemin, je voulais abandonner car je n'étais plus capable de les suivres. Et bien ils m'ont attendu et j'ai terminer ma plus longue (64 km) et côteuse randonnée de vélo de ma vie, avec ses merveilleux cyclistes! Encore aujourd'hui, avec mon vélo de route, j'ai un immense plaisir à partager le bitume avec eux!
Vélocia, ce fut et c'est encore des rencontres de tout genre, de tout âge et de tout niveau. J'ai beaucoup appris avec eux et de belles amitiés se sont formées. C'est ma petite famille de cyclistes passionnés! Et je dois dire qu'aujourd'hui, quelques uns d'entres eux sont devenu de très bons amis qui m'ont fait vivre de grandes émotions.

Janis (Tikiman), Patrick (PatDu), JP (Ironman), Marie-Ève(MELendorphine), Lise (Vamp), Martin (Defrag) et Pascale (Pascaline) ... belle journée d'automne autour du Lac Champlain.

Patrick, Philippe, Martin, Lise, mon chum et moi en haut du Mt. Whiteface.
Récit remplie d'émotions ici et vidéo supplémentaire ici.

Le groupe au départ du Stade Olympique.
Charles, Christine, Martin, Christopher, Marc, Yoan, Jean-Paul, moi, JP, Guillaume et Véronique

27 heures plus tard, arrivés à destination, épuisés et heureux!
Avec le temps, je me suis liée d'amitié avec d'autres coureuses et elles sont tous extraordinaire. Invincibles aussi! C'est un privilège pour moi que de les cotoyer.
À travers tout ça, d'une personne à l'autre, j'ai eu d'autres connaissances qui sont devenu aussi des ami(e)s et des collègues sportifs. C'est un magnifique et vaste réseau que j'aime garder tout près de mon coeur.
Le sport a enrichie ma vie à beaucoup de niveaux! Je continue à être une bête solitaire, c'est dans ma nature profonde, mais je ne pourrais plus me passer de ses belles rencontres qui m'offrent de belles tranches de vie!
dimanche 3 mai 2009
Courir pour la forme
Je trouve ça fantastique comme initiative. En ce dimanche matin, j'ai fais le plein de lecture très stimulante. Pour marquer la lancée du projet, plusieurs journaliste/chroniqueur livrent leur hommage à la course à pied. J'ai bien aimée le texte de Foglia, j'ai été ravie d'apprendre que Vincent Marissal est un coureur d'expérience, le témoignage de Sophie Allard est très touchant et que dire du nouveau blogue d'Yves Boisvert, que j'adore!. Il fera le marathon, une première pour lui. Il va sans dire que je l'ai ajouté dans ma liste de blogue!
Ils ont aussi une page sur Facebook pour rassembler la communauté des coureurs. Ce sera une belle source d'inspiration et de motivation pour plusieurs personnes.
Je salut donc l'initiative de ce journal. Bravo et bonne lecture!
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Est-ce que je vous ai mentionnée récemment que courir me manque?!!!
Ma dernière sortie remonte au 17 février. Je suis à mi-chemin pour mon retour dans mes running!
vendredi 1 mai 2009
Petite ou grande frousse pendant ce long taper!
Ma pression était haute. Autour de 164/92. Je ne voulais pas paniquer, mais c’était difficile de rester zen. J’ai fais mini sieste après mini sieste tout en prenant ma pression entre chaque repos. Ça ne baissait pas tant que ça. En soirée, après avoir préparé mes valises, je me suis décidée, un peu à contre cœur, de téléphoner au Centre des naissance de mon hôpital. À contre cœur car je n’ai aucune envie d’y retourner pour y séjourner. L’infirmière m’a simplement dit de continuer à me reposer, de diminuer mes activités et de prendre moins souvent ma pression. De me calmer finalement. C’est ce que j’ai fait. Je suis allée me coucher.
Nuit stressante et pas trop reposante. J’avais peur d’avoir d’autres symptômes. Ça m’a fait réaliser que plus ma grossesse avance, plus les risques de complications augmentent. Malgré tout, c’est mieux que je reste calme. Mieux pour moi et pour bébé! Plus facile à dire qu’à faire …
Demain, j’aurai 34 semaines de grossesse dans le corps. Nous sommes tout prêt du fil d’arriver … ou est-ce un fil de départ! Hehe! Sûrement un peu des deux!
Je me sens comme dans un long taper qui dure trop longtemps. Je ne suis pas bonne pour attendre. Ma patience en prend un sacré coup! Mais en même temps, je prends mon mal en patience et je relaxe. Je respire la tranquillité qui m’entoure. J’ai hâte que ça bouge, mais je sais que présentement, je dois me réjouir et surtout, profiter de cette tranquillité.
J’ai hâte de voir le visage de bébé. D’y voir son petit corps, juste à la sortie du mien. Ce sera surréel et beau, j’en suis sûr. J’ai hâte de savoir si c’est un petit garçon ou une petite fille. J’ai hâte de l’embrasser, de lui souhaiter la bienvenue dans notre monde.
Revenir à la maison à 3, devenir une famille. Observer la réaction de Muscade, ma chienne, face au nouveau membre de notre famille. Me faire une nouvelle routine … qui changera souvent! Retrouver mon corps, retrouver mes sports, me découvrir dans ma nouvelle vie, découvrir mon amoureux dans la sienne … il y a tant de choses à anticiper. Ça me fait rêver!
mardi 28 avril 2009
5 ans
Je dis toujours que j'ai le meilleur chum du monde.
C'est le meilleur car il me respecte, m'aime comme je suis, m'appuie dans mes folies, m'encourage dans mes bons et mauvais moments, m'écoute sans me juger, n'essaie pas de me mettre des barrières pour réaliser mes rêves les plus fous ou les plus irrationnels. J'aime ça.
En 5 ans, nous avons vécu beaucoup de trip. Rares sont les semaines tranquilles ou l'on se demande quoi faire. On pédale, on cours, on sort avec les amis. On a fait du camping, de la rando, passé des week-end au chalet et nous avons également beaucoup voyagé. Toutes ses expériences nous a grandement enrichie.
Nous sommes à quelques semaines d'accueillir un enfant dans notre vie et je ne voudrais pas vivre cette expérience avec personne d'autre que lui. J'ai très hâte de nous découvrir comme parents. J'ai confiance que nous allons bien vivre notre vie.
Un billet pour te dire JE T'AIME JP. Et que notre avenir soit encore plus riche que notre magnifique passé! Longue vie à nous deux ...

(Avril 2005 - Un voyage/retrouvailles à Londres, après 10 semaines séparés ... JP était en Australie et Londres était sur son chemin du retour. Je l'ai rejoint pour pâques. Magnifique voyage! )

(Juillet 2006 - Aiguille du Midi, Mont-Blanc, Chamonix, France ... pendant notre périple Ironman-zurich-sac-à-dos en Suisse et en France.)
vendredi 24 avril 2009
Clinique de Chi Running
Les infos sont ici: One-day ChiRunning Workshop - Montreal, CAN
Personnellement, j'ai suivie une mini-clinique l'été dernier à Lake Placid donné par Sheri Fraser, une excellente triathlète et coach et j'ai adorée mon expérience. Si je le pouvais, je payerais volontier les 225$ que coûte cette clinique pour y participer. Sauf que 1, je vais avoir un nouveau bébé (!) et 2, je serai à Lake Placid à cette date.
J'ai réapris à courir avec cette méthode et je vais continuer à l'adopter à mon retour à la course à pied cette été. Bref, je vous le recommande fortement!
mercredi 22 avril 2009
Profession: Cheerleadeuse!
Avoir une vie sportive non existante, ce n’est pas toujours facile. Ma vie est fondamentalement sportive. Mais je ne pratique pas de sport. C’est ça être une sportive au repos. La cause est noble, mon bébé et moi sommes reconnaissant de cette pause non désirée.
Je suis entourée de sportifs. Mon chum et la grande majorité de mes ami(e)s. Ils sont cyclistes, coureurs, triathlètes, duathlètes. Tous sont hyper stimulant et motivant à côtoyer. Je suis choyée de les avoir dans ma vie. Les regarder vivre leur début de saison me rend à la fois frustrée, à la fois jalouse, à la fois joyeuse et fière de leurs accomplissements. J’essaie le plus possible de ne pas me laisser envahir par les sentiments négatifs. J’essaie plutôt d’être la meilleurs cheerleadeuse pour eux. Car ça m’aide de les encourager. C’est égoïste dans le fond. Je les encourage pour moi, pour m’aider à passer le temps et pour me nourrir.
Je ne travaille plus depuis ma sortie de l’hôpital. Je ne bouge plus non plus. Le temps est parfois long. Très long. J’ai eu à faire un deuil. Un deuil de ne plus bouger DU TOUT! Ça n’a pas été facile mais aujourd’hui, je vie ça un peu plus sereinement.
Je me nourris donc de ses journées de compétitions ou je peux aller encourager mon entourage. Je me nourrie des souper entre amis pendant lesquels ont parle de nos passions. Ça me fait sentir dans le coup. Comme si cette partie de ma vie n’était pas morte. Je cultive ma vie sportive à travers eux, en attendant de m’y remettre.
Je suis allée à la course de Lasalle en mars, au demi marathon de la banque Scotia le week-end dernier et je suis TRÈS excitée (peut-être trop!) du fait que mon amoureux aura 3 compétitions en trois semaines au mois de mai, dont une course de vélo, un contre-la-montre à Granby. J’ai TELLEMENT hâte. Ce sera sa première course de vélo à vie. Et comme je suis sa groupie numéro un, je ne voudrais pas être ailleurs qu’à la ligne de départ et d’arrivé de cet événement. J’étais trop ravie aussi d’apprendre qu’il allait courir une course que deux autres amies vont courir. Un 10 km à Ste-Thérèse. Wouhou! Ça aussi ça va me faire tripper. Je vais en profiter pour prendre des photos de mes athlètes préférés et me faire un plaisir de leur envoyer les clichés.
C’est le fun d’avoir un réseau d’amis avec qui ont partage des passions. Je ne les échangerais pour rien au monde … même dans cette période de pause!
mardi 21 avril 2009
Lake Placid
Afficher River Rd, Lake Placid sur une carte plus grande
C'est sur le parcours de la course à pied du Ironman Lake Placid. Nous y étions pour un camp d'entraînement de triathlon avec quelques copains. J'aime le concept d'une affiche qui indique qu'il faut partager la route avec des athlètes qui s'entraînent.
J'adore ce coin de pays!
jeudi 16 avril 2009
Ma première course À VIE!
Voici ce qu'elle m'a écrit ... :
Nous recevions à toutes les semaines, le journal local "Point d'impact". Aussi, les activités organisées par la ville à toutes les saisons. C'est dans ces deux documents qu'on a vu les courses annoncées. Je me souviens de l'avoir lu tout fort et tu as dit que tu voulais y participer. Tu as même dit que tu voulais faire, dès la première fois le 5 km. Ton père et moi avons alors dit que tu pouvais faire la plus petite course mais je dois t'avouer que ça nous inquiétait parce que tu ne t'étais pas vraiment préparé pour faire cette course. Quand tu as finalement traversé la ligne d'arrivé, tu étais rouge comme une tomate mais tu étais très contente de l'avoir fait. Tu pleurais de joie et nous aussi d'ailleurs.
Lire que je pleurais de joie me fais tout drôle car encore aujourd'hui, je pleure de joie quand je traverse une ligne d'arrivée plus importante. En course à pied comme en vélo. C'est tout moi!
Et me voici en plein action!!! En avant du peloton, hehe!
Hihi! J'aime croire que je suis la première à franchir la ligne d'arrivée.
Remarquez mes super short en JEANS!!! Trop drôle. J'aime ça, ça fait old school!
Merci maman pour le voyage dans le temps :-)
samedi 11 avril 2009
D'où me vient la passion de courir?
Hier, sous le beau soleil du printemps (enfin!), je suis allée marcher avec Muscade et mon amoureux au Parc Lafontaine.
Il y avait des coureurs partout!!! Ils avaient tous l’air bien, heureux et sereins. C’est peut-être mon interprétation de leur état d’âme qui est le miroir de ma JALOUSIE!!! Inutile de vous re-mentionner à quel point courir me manque. J’arrive à l’oublier quand je ne vois pas quelqu’un courir, ou se préparer à courir, ou à lire sur les statut facebook que mes ami(e)s se préparent à aller courir, ou à la lecture des récits de course à pied sur les blogue! Bah! Ça me sort à peine de ma tête :-)))
J’y pense beaucoup. Mais ce n’est pas toujours de la torture. En fait, y penser m’aide à me nourrir. D’ailleurs, mon ami/collègue vélocien et nouveau blogueur Philippe m’a posé la question suivante : ''D'où t'es venu le goût de courir?''
Bonne question Phil!
Le 16 juin 1982, j’avais 7 ans. J’ai couru 1 mile – 1.6 km. Qui a eu l’idée? Aucune idée. Faudrait que mes parents me rafraîchissent la mémoire. Reste que je m’en souviens très bien. J’étais nerveuse au départ. Je suis partie en folle et je me suis épuisée trop vite! Je me souviens d’avoir été à bout de souffle tout le long et que ce mile m’a paru comme une éternité. Je me souviens du feeling de la ligne d’arrivée et de la fierté de mes parents. De la mienne aussi. J’étais complètement accro. Fallait que je participe à la version longue l’année suivante. J’allais m’entraîner pour. Je me faisais déjà mon plan mental à mon retour à la maison.
Le 15 juin 1983, j’ai participé à ma deuxième course … le KM Yoplait avec comme présidente d’honneur, Jacqueline Gareau. C’était un 3 km. Le double de l’année dernière!!! Honnêtement, je ne me suis pas beaucoup entraînée pour cette course. J’ai couru ici et là des tours du bloc mais sans plus. La course à pied n’occupait pas mon cerveau à temps plein. J’étais beaucoup plus investie dans mon temps avec mes amies! Ce 3 km a été tout aussi souffrant que mon 1.6 km de l’année précédente. J’ai aimé ça, mais peut-être pas autant qu’à ma première fois.
À partir de l’âge de 8 ans, jusqu’à 16 ans, je passais 2 semaines par été au camp Edphy. C’est dans ce camp que j’entretenais mon amour pour la course à pied. Je participais à toutes les activités qui me permettaient de courir. J’étais très forte au 50m et au 100m. Je gagnais tout le temps même que je battais souvent les garçons. J’aimais vraiment ça les sprints. J’étais explosive. À partir de 13 ans, les gars me dépassaient mais pas les filles. J’aimais ça être la meilleure. C’était un des seuls sports dans lequel j’avais un certain potentiel. Mais je ne l’ai pas développé. Mes parents n’étant pas des coureurs, certes sportifs mais plus au gym que d’autre chose, je n’ai pas demandé à aller dans un club de course car honnêtement, je ne savais pas que ça existait. Pour moi, ma seule opportunité de courir était au camp Edphy. Alors je me donnais à fond pendant ses deux semaines d’été!
En cinquième et sixième année, je me suis mis à courir le matin avant d’aller à l’école, le printemps venu. Un peu pour me préparer à mon camp de vacance!!! J’arrivais parfois à traîner mon frère avec moi. J’aimais le feeling de courir seule, très caractéristique de mon côté indépendante (!!!) à courir dans les rues de mon quartier pendant que mes amis dormaient encore. J’avais l’impression d’avoir accomplie quelque chose que mon entourage n’avait pas fait. Ça me distinguait. J’aimais être différente … j’aime encore être différente!
À 16 ans, mon dernier été au camp Edphy, j’ai participé au ''marathon''. Évidemment, ce n’était pas un vrai marathon!!! C’était une course de 4-5 km, réservé aux grands du camp! C’était parcours assez exigeant qui nous faisait passer dans des dunes de sables et les côtes du boisé. J’ai gagné chez les filles et mon ''amoureux'' du camp, a gagné chez les hommes. Pfffff! On était LE couple du camp! J’ai vraiment aimé cette course. Je me souviens de m’être donnée à fond. Et je crois que c’est à ce moment que j’ai décidée qu’un jour, j’allais courir un VRAI marathon.
Par contre, vers l’âge de 12 ans je commençais à avoir des problèmes de genoux. Courir devenait de plus en plus souffrant. À 16-17 ans, mon médecin sportif me disait d’arrêter de courir, ben je l’ai écouté! Par contre, je faisais autre chose … je suivais des cours de danse aérobique, je jouais au basketball dans l’équipe de l’école, j’étais en éducation physique option en secondaire 3-4-5, je roulais un peu avec mon vélo de route. J’étais très active, mais mes genoux me faisaient de plus en plus mal.
Rendu au cégep, j’ai carrément arrêté le sport. Pour plusieurs raisons. Mon excuse de choix … j’ai mal aux genoux! Mais le divorce de mes parents m’a beaucoup affectée psychologiquement et j’ai vécu des années difficiles dans ma vingtaine. J’ai pris du poids et j’ai arrêté de prendre soin de moi. Je me suis concentrée sur le début de ma carrière, je me cherchais, je me suis perdu en même temps. À travers ses années, je travaillais fort à me retrouver. J’étais la fille qui utilisait toutes les excuses du monde pour ne pas faire de sport. Mes genoux étaient la raison principale. Je le savais que je ne vivais pas une vie qui me plaisait, mais je ne voulais pas le voir en même temps. Période troublante, mais combien enrichissant car quand le déclic est enfin arrivé, ma vie a basculé et je me suis tranquillement retrouvé.
C’est à 25 ans qu’un médecin m’a donné une claque au visage en me disant que je faisais de la haute pression. MOI! Ancienne sportive, jeune fille de 25 ans qui fais de la pression. Ce n’est pas une maladie de vieux ça?! J’avais honte. J’ai aussitôt commencé des démarches pour changer ma vie. Rendez-vous chez un médecin en médecine sportive pour régler mes problèmes de genoux au plus vite. Je voulais recommencer à faire du sport, je voulais courir un marathon.
Le 2 avril 2002, je me suis fais opérée au genou gauche. Un moment très important qui allait changer ma vie. La rémission de cette opération a été jumelée d’une remise en forme. PAS FACILE!!! Je me suis acheté un vélo hybride pour me permettre de me refaire une musculation des jambes. À travers ça, j’essayais de perdre du poids. Ça m’a pris 2 ans et demi mais en octobre 2004, j’ai recommencé à courir. Sur un tapis roulant au gym! WOW. Je courais 1 min et j’en marchais 5. J’ai commencé vraiment tranquillement. Au printemps 2005, j’ai fait ma première sortie dehors. Je m’en souviens vivement. Je trouvais que l’air était court. J’ai fait qu’un grand tour du bloc et après, j’ai sortie mon vélo hybride. Mon chum était en Australie et je me souviens de lui avoir écrit un courriel pour lui raconter à quel point j’étais fière de moi.
Mon amoureux est entré dans ma vie en avril 2004. Le 29 avril prochain, nous allons célébrer nos 5 ans. Il est entré dans ma vie pendant cette remise en forme. Nous avions les mêmes passions, bouger, courir, rouler. Lui, il s’entraînait pour son premier Ironman. Côtoyer JP m’a ouvert les yeux sur le sport d’endurance, sur un mode de vie qui m’attirait beaucoup, un mode de vie que je voulais adopter. Sa présence m’a beaucoup aidée à persévérer à devenir une marathonienne.
Aujourd’hui, je SAIS que je ne peux plus vivre sans le sport. Ça fait partie de mes besoins essentiels. Je n’ai plus d’excuses et pas tellement de limites. J’ose rêver à des choses extrêmes, j’ose en parler, j’ose m’essayer à les réaliser. C’est peut-être mon petit côté qui aime être différente.
mardi 7 avril 2009
Après la pluie, le beau temps!
Hier, comme vous l’avez lu, c’était vraiment une journée de merde. Mais j’ai fait ce que j’ai écrit … j’ai accueilli mes sentiments et je les ai vécu, sans les juger et sans me censurer. C’était dur et j’ai pleurée toute la journée. Avant de me coucher, j’ai réalisée que le moment où j’aurai mon bébé sur mon ventre, tout ce que je vis présentement en aura valu la peine. Je me suis endormie avec cette pensée.
Ce matin, je me suis levée avec une toute autre attitude. J’étais de bonne humeur et remplie d’espoir. M’avoir permis de me libérer de mes frustrations m’a beaucoup aidée. J’ai écris mon dernier billet pour moi, pour me libérer. Je vous remercie de vos généreux mots d’encouragements. Ceux-ci étaient sans jugements et j’ai beaucoup appréciée.
C’est clair que j’ai un ajustement à vivre et ce n’est certes pas toujours facile à vivre. Je vais sûrement continuer à avoir des bons et des mauvais moments dans les prochaines semaines mais ultimement, je sais que je vais aller bien en bout de ligne.
Je vais continuer à vivre au jour le jour et à profiter le plus possible de mes bonnes journées. J’apprends beaucoup sur moi à travers cette expérience. C’est très enrichissant.
lundi 6 avril 2009
Comme au yoga
J’aimerais vous écrire que je vais super bien, mais ce n’est pas vraiment le cas.
J’ai des hauts et des bas, mais plus de bas que de haut. Le sport me manque terriblement. Je ne parle pas juste de la course à pied … bouger tout court me manque. J’ai eu la permission de mon médecin d’aller patauger dans l’eau quand je me sentirais assez ''en forme'' pour y aller … je n’ai pas encore trouvé cette énergie.
mardi 31 mars 2009
Revoir mes objectifs
Mais parfois, c'est aussi bon de revoir ses objectifs, ses priorités.
J'avais en tête de me lancer dans le vaste monde de l'ultra marathon en 2010. J'ai décidée de remettre ce projet à plus tard ... beaucoup plus tard ... voir dans 4-5 ans!
Courir des ultras va me demander beaucoup de temps et beaucoup de sacrifices. Je vais devoir courir plus et rouler beaucoup moins. Je n'ai rien contre le fait de courir plus, mais rouler moins .... hummm, trop grand sacrifice pour l'instant. C'est un rêve que je vais faire mûrir et grandir dans ma tête, le temps de vivre d'autres rêves.
Je vais donc me concentrer sur 2 choses :
1 - prendre de l'expérience en marathon
2 - devenir une triathlète ironmom !
Le deuxième défi est de taille. La distance des triathlon ironman ne me fait pas peur, comme vous le savez, c'est la partie natation qui me fait très peur. Alors je vais continuer à travailler cette peur aussitôt que ma santé me permettra de revenir dans l'eau. Surement après l'accouchement! Et pendant ce processus, qui prendra le temps qu'il faudra, je vais reprendre mes activités de choix, la course à pied et le vélo.
Mon objectif principal post-natal est de me remettre en forme ''marathon'' pour mai 2010, où je vais courir mon troisième marathon au Vermont (fort prossiblement!). Mon bébé aura autour de 11-12 mois, ça me laisse donc du temps pour profiter de mon année avec mon bébé et mon amoureux tout en prenant le temps nécessaire pour m'entraîner pour le marathon, sans trop me brûler et sauter des étapes.
Ensuite, j'espère pouvoir faire un triathlon en 2010. Peut-être un demi-ironman mais ça dépendra de mon processus d'acclimatation avec l'eau. Je me laisse du jeu. Mon objectif pour l'ironman est 2011 mais il se peut que j'aille besoin d'une année supplémentaire pour y arriver. Alors 2011 ou 2012, certainement à Lake Placid.
Pendant ses années d'entraînement de marathon et d'ironman, je souhaite atteindre des objectifs qui m'aideront à passer aux ultra marathons. Comme perdre du poids (avoir un poid santé ... il me reste 10-15 lbs à perdre!), gagner de l'endurance, augmenter mon kilométrage en course à pied, augmenter ma puissance et ma vitesse dans les 3 sports, etc!
Je me sens super à l'aise avec ce nouveau plan sportif. Je vais profiter de ce moment de repos pour planifier le tout sur papier, sortir des plans d'entraînements, me trouver des compétitions intéressantes, etc. Ça va me garder motivée!!!
samedi 28 mars 2009
Remonte-pente
Ma vie à changer depuis mon hospitalisation. Mon rythme est différent. Je suis en désintox. De quoi vous pensez?
D’endorphine.
J’ai eu un gros down en début de semaine. J’étais triste, frustrée. Déçu de ce qui m’arrivait. Je ne peux plus bouger comme avant. De risque de faire monter ma pression. De toute façon, même si je voulais faire une délinquante de moi-même et bouger, je n’en serais pas capable. Ma dose de médicaments s’occupe de bien m’amortir. Mes activités physiques se limitent à sortir mon chien dehors. C’est bien assez pour mon corps ses jours-ci et c’est ce que mes médecins m’ont prescrit. Au moins, je ne suis pas alitée!
Comme dans toutes situations poches, je passe par pleins d’étapes. Au début, je suis forte et je me dis que je suis chanceuse dans ma malchance. Un moment donné, je tombe et je m’apitoie sur mon sort pour 24-48-72 heures, tout dépend de la gravitée de ma situation poche! Cette semaine, j’ai fais un 48 heures de pleurs et découragement. Ça m’a fait du bien de sortir le méchant. Après, je me relève. Je remonte la pente.
Présentement, je me sens comme dans un remonte-pente sur une grande montagne verte et vaste. J’observe l’environnement qui m’entoure sans pouvoir y jouer dedans. Je ne trouve pas ça très confortable, mais c’est tolérable. Un moment donné, je vais me retrouver en haut de la montagne avec un beau bébé. Je vais pouvoir jouer dehors avec mes jouets préférés (vélo et souliers de course à pied!) dans mon nouveau rôle de mère. J’ai drôlement hâte!




