mardi 20 avril 2010

Nomade

Le 17 mars dernier, en entrant dans la voiture, j’étais ému. Ému de constater que j’avais, dans ma voiture, tout ce que j’ai besoin pour être heureuse. L’essentiel de mon existence était tout près de moi; mon amoureux, ma fille, ma chienne, mes running shoes, mon vélo, mon MacBook, ma caméra, quelques vêtements, mon passeport et le nécessaire pour subvenir à nos besoins essentiels.

C’est libérateur.
Partir dans notre Corolla avec ce que l’on aime le plus, pour des vacances bien méritées. Notre voyage à Emerald Isle m’a fait du bien.

J’ai réalisée que j’aime ça la vie de nomade, à temps partiel.
Je suis super bien chez moi. Confortable. J’aime ma ville, mon quartier, les alentours, mon mode de vie, mes ami(e)s, ma famille, je n’ai rien a envier à personne. Mais de temps en temps, j’ai besoin de partir. Changer d’air. Vivre ailleurs. Observer ce qui se passe dans la cour des autres. Sortir de ma zone de confort. Notre mois à Emerald Isle, c’était un peu ça. Certes confortable dans notre grande maison près de la mer, nous avons pris environ 10 jours pour nous créer des points de repères. Après ça, nous commençions tranquillement à nous sentir comme chez nous, en oubliant presque notre 5½ à Montréal.

À Emerald Isle, je vivais ma vie comme à Montréal, mais avec quelques variantes importantes. Quelques luxes que nous avons pas ici. Luxe dans le sens de chance. Chance de pouvoir marcher dans le sable tous les jours, entendre le son des oiseaux et des vagues tel une musique harmonieuse. Regarder l’horizon, les marées, le quotidiens des gens qui vivent là, le soleil se coucher et se lever, les pêcheurs pratiquer leur passion avec grande concentration, etc. J’ai aimée ça, ce luxe!

JP et moi avons tout pleins d’autres projets du genre. Faire le tour de l’Australie pendant les vacances d’été de Laurence lorsqu’elle sera plus grande. Visiter l’Europe comme si on y habitais. Faire le tour des États-Unis en courant quelques marathons ici et là! Nous ne savons pas quand nous pourrons réaliser ce projet mais nous savons une chose, le voyage est une priorité pour nous.

Et c’est là que notre (ma) relation avec le matériel prends un sens de simplicité. Et c’est pour ça que ce voyage a été important pour moi. De réaliser que je n’avais pas besoin de grand ‘‘chose’’ pour être heureuse. Si je peux voyager, aller ailleurs de temps en temps, ma vie sera d’autant plus enrichie que je n’ai pas besoin de grand chose pour être confortable. Oui, c’est libérateur!

5 commentaires:

Anonyme a dit...

Je comprends tellement ce que tu veux dire. Moi aussi, je sais que je n'ai pas besoin de grand'chose pour être heureuse... et je le réalise chaque fois que je pars en voyage. Du surf, la mer, bouger, du soleil, des nouvelles des gens que j'aime et de mon chien-chien, découvrir de nouveaux endroits et rencontrer la populasse de la place. Le bonheur quoi!
Caroline x

Zen-Abelle a dit...

Quelle magnifique photo!!! Ah ben là! Je suis totalement jalouse :)

Zolasoleil a dit...

Wow, belle photo. À vous regardez, vous avez tout pour être heureux!

Geneviève a dit...

C'est certainement l'un des secrets du bonheur : ne pas avoir besoin de grand-chose pour être bien. Vous formez une belle famille et vous avez de très beaux projets!

lavie a dit...

j'adoooooooooooooore! ;-)