samedi 10 janvier 2009

Après 6 semaines d'abstinence ...

... j'ai couru!

Je dois d'abord avouer qu'à mon programme de la journée était prévu mon premier cours de yoga pré-natal. Mais la RAGE de courir m'habitait. C'était une force difficile à mettre de côté. Je ne pouvais pas faire les deux activités, je n'en avait pas l'énergie. Ma vilaine grippe transformée en rhume occupe encore ma gorge et mes sinus (c'était mon excuse pour ne pas aller au yoga, cours que je vais rattraper plus tard de toute façon!) et je vie encore des effets secondaires de mes médicaments (maux de tête et douleurs musculaires).

Après avoir défait mon sapin de noël et sortie mon chien, j'étais déjà épuisée. Ça s'annonçait mal pour ma sortie de course à pied. C'est devenu clair que je n'ai plus le corps et l'énergie que j'avais il y a deux semaines. La différence est marquante. Mais il fallait que je sortes courir. Et j'ai traîné mon chum avec moi!

M'habiller fut un projet en soi. Enfiler mes multiples couches m'a pris presqu'une demi-heure. C'est sans parler que mes pantalons ne sont PAS adaptés pour ma nouvelle forme de ventre. Je n'ai pas couru depuis 6 semaines ... mon ventre a grossit!!! Remarquez que je ne m'en plaint pas ... je trouve ça merveilleux!

Enfin dehors, je n'ai pas 50 mètres de couru que je trouve ça PÉ-NI-BLE. Comment vais-je faire pour courir? J'ai réellement l'impression que je n'ai jamais couru de ma vie. Ma tête résonne (effet secondaire des médicaments), mes pantalons descendent en bas de mon ventre qui est rendu gros (effet secondaire d'une grossesse !!!) et ça me rend très inconfortable. Je n'ai aucun souffle et aucune puissance (effet secondaire de ma grippe, des médicament et de la grossesse!). Mais dans le fin fond de moi, je suis heureuse.

Ça ne paraît pas dans mon visage crispé, mais je souris de bonheur. Mon chum me parle mais je ne suis pas capable de lui répondre. Je respire l'air frais (-20C), je trotte sur la neige avec mes nouveaux yak trax (merci chérie pour le beau cadeau!) et je me sens vivante. J'ai avancée, un pas en avant de l'autre, le plus longtemps que j'ai pu. 4 gros kilomètres à une vitesse moyenne de 7.8 km/h. Car j'ai marché de temps en temps. Je ne pouvais pas courir sans arrêts. Impossible.

Nous sommes allés au Jardin Botanique. Mon endroit préféré pour courir l'hiver. J'ai pris un raccourci par l'intérieur du parc et je me suis trouvé dans un endroit que j'ai jamais explorée avant. Une partie de moi se sentait bien, calme. Et paradoxalement, je me sentais émotive. J'avais envie de crier. C'était difficile de courir à une si basse vitesse. Physiquement et mentalement. Je n'ai pas été capable d'enfiler même 1 km sans faire un petit arrêt. Dure dure pour l'orgueil de la coureuse qui rêve d'ultra marathon. Pfffffff !

De retour chez moi, je me suis couchée sur mon lit, heureuse et sereine. Je l'ai fait, je suis sortie dehors pour courir, enceinte, malade et affaiblie par mes médicaments. Je me sentais un peu invincible. Ça fait du bien!

J'ai passée la journée à y repenser. Revivre chaques moments en souriant. Rêver au lendemain qui m'offrira une autre possibilitée de courir. J'espère!

3 commentaires:

Anonyme a dit...

Revivre ce moment avec le sourir sur le visage, c'est magique! Amuse-toi et profite de chaque instant!

Mel

Vérane a dit...

C'est super Sylvie! Je suis très contente pour toi. Tu m,as fait sourire avec ton histoire de pantalon. ;-)))

Je te souhaite encore de belles sorties de course!

coureuse08 a dit...

Bravo Sylvie! C'était super courageux de sortir hier et surtout enceinte! En tout cas tu peux être super fière de toi! Ne t'inquiète pas pour la vitesse cà reviendra petit à petit...