jeudi 21 mai 2009

Un peu (...) de recul !

Quand je me suis inscrite à la loterie du Marathon de New York, je ne croyais sincèrement pas être choisie. Je m'étais dit qu'au pire, je refuserais et que je participerais l'année suivante puisque c'est transférable d'une année.

Mais là, je suis devant le fait accomplie et dans ma tête, les choses se compliquent. J'aime les défis. J'aime courir. J'aime courir des marathons, c'est ma distance préférée!

J'ai tellement eu une grossesse plate, ordinaire et par moment assez difficile que je prends ça comme un cadeau de la vie et ça m'interpelle au plus haut point. C'est comme si la vie me donnait une opportunité de vivre quelque chose de gros dans une année de merde. Bon, avoir un bébé, ce n'est pas merdique, loin de là. C'est un grand bonheur. Le plus grand! Je parle plus au niveau de mon corps et mon manque de sport. Le défi ... courir un marathon un peu moins que 5 mois après mon accouchement. Je trouve ça sti-mu-lant. Je l'avoue, je me sens complètement cinglée de même penser sérieusement à le courir cette année. Mais en quelque part, j'aime ça être cinglée! Ça rend la vie intéressant!

Mon amie/collègue coureuse Lise a également été sélectionnée. Elle veut le courir pour le fun elle aussi dans à peu près les même temps que moi. Donc pas de personal best, juste du gros fun. Elle va traîner son appareil photo avec elle et croquer des moments sur le vif de ce bel événement. Je me vois tellement le courir avec elle. Ça aussi ça me stimule.

J'en ai parlé à mon médecin interniste aujourd'hui. Elle était super contente pour moi. Elle l'a même écrit à mon dossier! Hi hi! Je suis étrangement fière de ça! Ma médication sera différente après la grossesse et je vais retrouver mon énergie pour m'entraîner selon elle. C'est encourageant! Côté obstétrique, tout dépendra de mon accouchement. Si j'ai une césarienne, je dois oublier le marathon. Mais si mon accouchement se passe sans complications et que bébé et moi allons bien, personne de voit pourquoi je ne pourrais pas le courir cette année ce marathon. Yé! Je souhaite que la théorie grossesse de merde = accouchement de rêve soit vraie!!!

J'en ai glissée un mot à mon coach également. Il a rie! ''Quel ironie'', dit-il!!! Je suis d'accord avec lui. Il est prêt à me préparer dans le cas ou je décide de le courir. Normalement, je ne consulte pas mon coach pour des entraînements. J'aime bien me débrouiller tout seul. Mais là, je vais faire appel à ses services et je vais l'écouter religieusement. Je vais lui faire confiance.

Je ne jette pas l'encre tout de suite. Je vais me laisser le temps d'accoucher et de récupérer de cet accouchement. Commencer à courir pour voir comment mon corps répond. Je déciderai 2 mois avant je crois. Enfin, si je le peux.

Au pire, ce sera en 2010. Avec mon amoureux! Il ira chercher sa qualification dans le cas échéant!

mardi 19 mai 2009

Émotion vive!

Moi qui ne gagne JAMAIS rien. J'ai participé à de nombreux concours dans mes 33 ans d'existance et je n'ai JAMAIS rien gagné. JA-MAIS! Et en plus, je suis toujours la dernière pigé dans tout. Pfffffff!

Là, cette année, je décide qu'il serait une bonne idée de m'inscrire au Marathon de New York dans l'espoir de pouvoir le courir dans quatre ans. Car après quatre ans d'inscriptions à cette loterie, ils t'acceptent automatiquement.

Je viens de recevoir un beau courriel m'annonçant que j'ai été accepté pour courir ce magnifique marathon CETTE ANNÉE!!!!!!!

Ben là!
Grrrrrrrrrr.



Je fais quoi ... (à part encadrer ma super lettre de confirmation et m'énerver pendant des heures durant à rêver à ce marathon, que j'aurai couru l'année où j'aurai donné la vie!)?

Il me reste 165 jours.
Ça fait 3 mois et 2 jours que je ne cours plus.
Ça fait 2 mois et 2 jours que je ne fais plus d'exercices.
Je suis supposée accoucher d'ici 3 semaines, selon mes médecins.
En principe, si j'ai un accouchement naturel, sans césarienne, je vais pouvoir recommencer à courir 6 semaines après mon accouchement. Donc, je vais recommencer à courir autour du 19 juillet ... genre!
Disons que je recommence le 19 juillet. Ça me laisse 14 semaines pour me préparer à ce marathon ... après 5 mois sans courir!

C'est de la folie?
Haaaaaaaa!!!!

J'ai vraiment envie de le faire. Quelle belle source de motivation post-accouchement. Et puis moi je dis que la folie, c'est bon pour la santé!

dimanche 17 mai 2009

J'ai hâte!

J'ai hâte ...
  • de perdre mes eaux.
  • d'accoucher.
  • de connaître le sexe de notre bébé.
  • de voir la réaction de mon amoureux à la naissance de bébé.
  • de voir ma réaction à la naissance de bébé.
  • de voir ma chienne Muscade rencontrer le nouveau membre de notre famille!
  • de commencer ma vie de mère.
  • de passer mon premier noël avec bébé dans ma famille à Brooklyn.
  • de voir mes parents devenir grands-parents.
  • de retrouver mon corps.
  • de retrouver mes ''skinny'' jeans!
  • de retrouver mes souliers de course à pied.
  • de courir sous la pluie.
  • de courir sur la montagne.
  • de courir tout court!
  • à ma première sortie de vélo post-natal.
  • de rouler avec mes amies invincibles.
  • de faire une sortie Vélocia.
  • de recommencer à m'entraîner.
  • d'écrire mes récap. sur mon blogue le dimanche.
  • de tenir à jour mes donnés d'entraînements.
  • à ma première course post-natal.
  • de voir mon enfant tenir une pancarte d'encouragement pendant une de mes courses ... Go maman Go! hihi!
  • d'être accompagné de mon enfant pour encourager mon amoureux, son père pendant ses courses à lui!
  • de courir mon prochain marathon.
  • de courir mon premier ultra marathon.
  • de retourner dans l'eau.
  • de vaincre ma peur de l'eau.
  • d'être capable de nager le crawl.
  • de nager en eau libre sans avoir peur.
  • de vivre mon premier triathlon.
  • d'entendre de la voix de Mike Reilley: ''Sylvie Mallard from Montreal, You are an Ironman!''
  • de partir en voyage, loin loin loin avec ma petite famille :-)
  • de voir mon bébé grandir, avec moi et avec mon amoureux.

Malgré tout, j'essaie, le plus possible, de vivre au moment présent. Mais mes rêves et mes désirs me font avancer. Je les fais vivre dans ma tête. Je les nourries. Et cette liste va continuer à s'allonger tout au long de ma vie! J'aime ça comme ça!

lundi 11 mai 2009

Ça sent la fin ... !

Quand on entend des femmes dire que les deux derniers mois de la grossesse sont les plus difficile, ELLES ONT RAISON !!!

J'ai eu un choc hier!
J'avais envie d'aller à la piscine pour aller ''perdre'' mon poids de grossesse dans l'eau pour quelques instants. Trente minutes avant mon départ, je décide qu'il serait peut-être sage d'essayer mes maillots, au cas ou ils ne me feraient plus. Je commence par mon bikini préféré qui m'allait à merveille il y a 7-8 semaines. Le bas, ça allait. Le haut ... pas capable de le fermer! Grrrrrrr. Petit moment de découragement, je l'avoue. J'essaie l'autre, c'est pire que pire, je déborde de partout. J'essaie mon vieux maillot une pièce trop grand ... mes seins veulent fuir le maillot. C'est officiel, je suis déprimée. D'autant plus que j'allais rejoindre mon amie Mélanie à la piscine. Je n'aime pas revenir sur ma parole, surtout à la dernière minute. Elle est compréhensive mon amie et m'a dit les mots pour me rassurer.

Pour me consoler, j'ai sortie mes jeans pré-grossesse pour les regarder. Ça m'a rassurée. Jadis, je POUVAIS entrer dans ses jeans et après ma grossesse, je VAIS les retrouver. Après, je suis allée annoncer à mon amoureux que j'étais officiellement déprimée ... il n'a pu s'empêcher de me regarder avec un sourire complice et remplie de tendresse et ça m'a fait rire aussi. J'ai rie et pleurée en même temps ... ça m'a fait du bien! Mon amoureux s'occupe bien de moi. Nous vivons vraiment cette grossesse à deux. C'est merveilleux!

Ça sent la fin. Je suis impressionnée par les changements que mon corps subit. Quand je pense que mon ventre est à son plus gros, ça grossit encore. Moi qui pensait que mes seins resteraient à cette grosseur ... ben non, ça grossit encore.

Je suis maintenant à 1 mois d'accoucher. J'enfle de partout. Je ne reconnais plus mes doigts et mon pied droit entre difficilement dans mes chaussures. Et que dire me ma cheville ... pas très jolie. Vive les bas de compressions!


Mes articulations me font mal. Particulièrement mes doigts. Il paraît que c'est normal. Ajoutez à ça l'effet amortissant de mes médicaments et ça donne un résultat bien ordinaire.

La nuit, je ne sais plus comment dormir. Je dors bien seulement 1 nuit sur 3 car ça me prends 2 mauvaises nuits pour me fatiguer assez pour bien dormir une nuit. Et quand bébé a des poussées de croissances, on dirait qu'il faudrait que je dorme debout. Sur le dos, je ne suis pas bien car je me sens écrasée et sur les côtés, bébé bouge, voir rouspète car ça me donne l'impression que je l'écrase (!) et il/elle me le fait beaucoup sentir! J'ai essayée le truc de mettre des oreillers entre mes jambes et dans mon dos ... ce n'est pas pour moi!

La semaine passée, j'ai eu quelques nuits avec de longues pauses sans dormir. C'est drôle car bien que ça me maganait le lendemain, ça ne me dérangeait pas de ne pas dormir de 2h30 à 4h30 le matin car je m'imaginais que ce temps, je le passais avec mon bébé. C'était comme une pratique pour ce qui s'en vient :-)))

HA! On m'avait avertie que mes abdominaux seraient très étirés vers la fin. Ça y est! Ça tire. Mal de dos aussi, mais ça, c'est depuis 1 mois déjà. Hier, j'ai trouvé un super duo pour me faire du bien. Pad électrique chauffant et massage de mon amoureux. Génial! Aujourd'hui, je vais transformer ce duo en trio en y ajoutant quelques positions de yoga pour étirer mes muscles de dos et d'abdominaux. Ça me fera du bien.

La chambre de bébé est presque terminé! Voici quelques photos...


Mon amie d'enfance, Stéphanie est une vrai artiste. Je lui avait demander de me faire une muraille au thème des abeilles et c'est ce qu'elle m'a livrée. J'ADORE ça. Ça donne une petite touche de magie dans la chambre. Bébé aura de quoi se régaler!


Projet DIY. Mon amoureux a recyclé un vieux meuble (laid!) d'IKEA en mélamine bleu poudre que j'avais. Il l'a peinturé, solidifié et j'ai changé les poignés. C'est notre table à langer. Je vais ajouter des cadres au dessus avec des photos de notre bébé que je vais traiter dans photoshop en sepia.

Je suis très heureuse d'être à la fin. J'ai hâte de vivre l'accouchement. C'est drôle, j'en avais une peur bleu avant. Mais maintenant que je suis TANNÉE de ma grossesse, ça me donne une méchante motivation pour vivre mon accouchement. J'ai aussi très hâte d'y voir sa p'tite face!

mardi 5 mai 2009

Le sport, c'est aussi l'amitié!

Quand j'ai commencé à pratiquer le vélo et la course à pied en 2003, je le faisais en solo et ça me plaisait beaucoup. Bah! Parfois, mais très rarement, je roulais avec mon chum mais j'étais loin d'être à la hauteur alors ça me frustrait plus qu'autre chose!

Mais tout ça a vite changé quand je me suis inscrite sur le forum de discussion Vélocia en 2006. Sur ce forum de passionnés de vélo, j'ai fais des rencontres très enrichissantes.

J'ai fais ma première sortie avec eux un peu à l'aveugle. Quand j'y repense, je trouve que j'ai eu du guts! J'allais rouler, au printemps, dans le Vermont et ses côtes (en commençant par la Joy Hill à Frelighsburg) avec des cyclistes de route ... sur mon vélo hybride Minelli en chromoly à 250$. J'ai eu de la chance que ce soit des perles rares qui m'accompagnaient. Je me souviens très bien qu'à mi-chemin, je voulais abandonner car je n'étais plus capable de les suivres. Et bien ils m'ont attendu et j'ai terminer ma plus longue (64 km) et côteuse randonnée de vélo de ma vie, avec ses merveilleux cyclistes! Encore aujourd'hui, avec mon vélo de route, j'ai un immense plaisir à partager le bitume avec eux!


Vélocia, ce fut et c'est encore des rencontres de tout genre, de tout âge et de tout niveau. J'ai beaucoup appris avec eux et de belles amitiés se sont formées. C'est ma petite famille de cyclistes passionnés! Et je dois dire qu'aujourd'hui, quelques uns d'entres eux sont devenu de très bons amis qui m'ont fait vivre de grandes émotions.


Au bas de la mythique ride de Jay Peak, été 2007.


Janis (Tikiman), Patrick (PatDu), JP (Ironman), Marie-Ève(MELendorphine), Lise (Vamp), Martin (Defrag) et Pascale (Pascaline) ... belle journée d'automne autour du Lac Champlain.


Patrick, Philippe, Martin, Lise, mon chum et moi en haut du Mt. Whiteface.
Récit remplie d'émotions
ici et vidéo supplémentaire ici.


Quand je me suis mis à écrire mon blogue, des contacts super intéressants se sont formés. C'est là que j'ai découvert à quel point le monde est petit et drôlement inspirant. Ma plus grande fierté, c'est d'avoir rassembler des passionné qui, pour la plupart étaient des blogueurs, à ma course à relais entre Montréal et Québec. Quelle aventure! Sans mon blogue, je n'aurais pas rencontré ses gens et l'expérience entre ses deux villes n'aurait peut-être pas vu le jour. Aujourd'hui, ma vie est enrichie par ses athlètes.


Le groupe au départ du Stade Olympique.
Charles, Christine, Martin, Christopher, Marc, Yoan, Jean-Paul, moi, JP, Guillaume et Véronique


27 heures plus tard, arrivés à destination, épuisés et heureux!

Ensuite, je me suis inscrite au club de course Vainqueurs. Je ne suis pas allée dans ce club pour le coaching. Bien que Jean-Yves a tout mon respect, personnellement, je ne ressens pas le besoin d'être encadré en course à pied. Courir, c'est mon moment de solitude à moi. Mon amoureux était membre depuis quelques mois et il semblait apprécier l'expérience de groupe. Je suis alors sortie de ma tanière pour aller courir avec d'autres passionnés comme moi! Et dieu sait que j'en ai rencontrés ... là aussi, de tous les niveaux et de tous les âges. J'étais intimidée au début mais je me suis rapidement fait une niche dans le club. C'est là que j'ai rencontrée Véronique. La blogueuse que je lisais. Une amitiée s'est tranquillement formé.

Avec le temps, je me suis liée d'amitié avec d'autres coureuses et elles sont tous extraordinaire. Invincibles aussi! C'est un privilège pour moi que de les cotoyer.

À travers tout ça, d'une personne à l'autre, j'ai eu d'autres connaissances qui sont devenu aussi des ami(e)s et des collègues sportifs. C'est un magnifique et vaste réseau que j'aime garder tout près de mon coeur.

Le sport a enrichie ma vie à beaucoup de niveaux! Je continue à être une bête solitaire, c'est dans ma nature profonde, mais je ne pourrais plus me passer de ses belles rencontres qui m'offrent de belles tranches de vie!

dimanche 3 mai 2009

Courir pour la forme

Le journal La Presse a parti un dossier, voir un magnifique projet pour encourager les gens à bouger, plus particulièrement par la course à pied. Courir pour la forme! Ils ont choisi 4 personnes qui s'entraîneront pour les 4 distances du Marathon de Montréal le 13 septembre prochain. Ils ont tous des histoires touchantes ... perte de poid, un hommage à un ami qui est parti trop vite, une survivante du cancer du sein et une généreuse amie qui a donné son rein.

Je trouve ça fantastique comme initiative. En ce dimanche matin, j'ai fais le plein de lecture très stimulante. Pour marquer la lancée du projet, plusieurs journaliste/chroniqueur livrent leur hommage à la course à pied. J'ai bien aimée le texte de Foglia, j'ai été ravie d'apprendre que Vincent Marissal est un coureur d'expérience, le témoignage de Sophie Allard est très touchant et que dire du nouveau blogue d'Yves Boisvert, que j'adore!. Il fera le marathon, une première pour lui. Il va sans dire que je l'ai ajouté dans ma liste de blogue!

Ils ont aussi une page sur Facebook pour rassembler la communauté des coureurs. Ce sera une belle source d'inspiration et de motivation pour plusieurs personnes.

Je salut donc l'initiative de ce journal. Bravo et bonne lecture!

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Est-ce que je vous ai mentionnée récemment que courir me manque?!!!
Ma dernière sortie remonte au 17 février. Je suis à mi-chemin pour mon retour dans mes running!

vendredi 1 mai 2009

Petite ou grande frousse pendant ce long taper!

J’ai eu une bonne frousse hier. Pour la première fois, j’ai eu un vrai symptôme de possible pré éclampsie. Des points lumineux m’ont aveuglé la vue pour un bon 30 secondes. Et ce, 20 minutes avant mon rendez-vous tant attendu chez ma massothérapeute/amie Mizz Pitlipitli qui allait me soulager le dos qui, avouons-le, en avait grandement besoin! J'ai annulée mon rendez-vous.

Ma pression était haute. Autour de 164/92. Je ne voulais pas paniquer, mais c’était difficile de rester zen. J’ai fais mini sieste après mini sieste tout en prenant ma pression entre chaque repos. Ça ne baissait pas tant que ça. En soirée, après avoir préparé mes valises, je me suis décidée, un peu à contre cœur, de téléphoner au Centre des naissance de mon hôpital. À contre cœur car je n’ai aucune envie d’y retourner pour y séjourner. L’infirmière m’a simplement dit de continuer à me reposer, de diminuer mes activités et de prendre moins souvent ma pression. De me calmer finalement. C’est ce que j’ai fait. Je suis allée me coucher.

Nuit stressante et pas trop reposante. J’avais peur d’avoir d’autres symptômes. Ça m’a fait réaliser que plus ma grossesse avance, plus les risques de complications augmentent. Malgré tout, c’est mieux que je reste calme. Mieux pour moi et pour bébé! Plus facile à dire qu’à faire …

Demain, j’aurai 34 semaines de grossesse dans le corps. Nous sommes tout prêt du fil d’arriver … ou est-ce un fil de départ! Hehe! Sûrement un peu des deux!

Je me sens comme dans un long taper qui dure trop longtemps. Je ne suis pas bonne pour attendre. Ma patience en prend un sacré coup! Mais en même temps, je prends mon mal en patience et je relaxe. Je respire la tranquillité qui m’entoure. J’ai hâte que ça bouge, mais je sais que présentement, je dois me réjouir et surtout, profiter de cette tranquillité.

J’ai hâte de voir le visage de bébé. D’y voir son petit corps, juste à la sortie du mien. Ce sera surréel et beau, j’en suis sûr. J’ai hâte de savoir si c’est un petit garçon ou une petite fille. J’ai hâte de l’embrasser, de lui souhaiter la bienvenue dans notre monde.

Revenir à la maison à 3, devenir une famille. Observer la réaction de Muscade, ma chienne, face au nouveau membre de notre famille. Me faire une nouvelle routine … qui changera souvent! Retrouver mon corps, retrouver mes sports, me découvrir dans ma nouvelle vie, découvrir mon amoureux dans la sienne … il y a tant de choses à anticiper. Ça me fait rêver!

mardi 28 avril 2009

5 ans

Ça fait 5 ans que je partage ma vie avec mon amoureux!
Je dis toujours que j'ai le meilleur chum du monde.
C'est le meilleur car il me respecte, m'aime comme je suis, m'appuie dans mes folies, m'encourage dans mes bons et mauvais moments, m'écoute sans me juger, n'essaie pas de me mettre des barrières pour réaliser mes rêves les plus fous ou les plus irrationnels. J'aime ça.

En 5 ans, nous avons vécu beaucoup de trip. Rares sont les semaines tranquilles ou l'on se demande quoi faire. On pédale, on cours, on sort avec les amis. On a fait du camping, de la rando, passé des week-end au chalet et nous avons également beaucoup voyagé. Toutes ses expériences nous a grandement enrichie.

Nous sommes à quelques semaines d'accueillir un enfant dans notre vie et je ne voudrais pas vivre cette expérience avec personne d'autre que lui. J'ai très hâte de nous découvrir comme parents. J'ai confiance que nous allons bien vivre notre vie.

Un billet pour te dire JE T'AIME JP. Et que notre avenir soit encore plus riche que notre magnifique passé! Longue vie à nous deux ...

(Septembre 2004 - camping Meacham Lake, NY ... quelques jours avant que je le laisse ... pour la seule et unique fois! Fallait passer par là!!!)


(Avril 2005 - Un voyage/retrouvailles à Londres, après 10 semaines séparés ... JP était en Australie et Londres était sur son chemin du retour. Je l'ai rejoint pour pâques. Magnifique voyage! )


(Juillet 2006 - Aiguille du Midi, Mont-Blanc, Chamonix, France ... pendant notre périple Ironman-zurich-sac-à-dos en Suisse et en France.)


(Novembre 2007 - Sur la plage de South Hampton, Long Island NY, nouvellement marathonienne!!!)


(Septembre 2008 - Avant d'aller rouler sur Covey Hill ... deux jours après qu'on ai su que j'étais enceinte. Une de nos plus belle journée de vélo ensemble à date!)

vendredi 24 avril 2009

Clinique de Chi Running

Ma bonne amie Lise m'a informé qu'il y aura une clinique donné par Danny Dreyer, le fondateur de la technique de course à pied Chi Running, à Montréal le 25 juillet prochain.

Les infos sont ici: One-day ChiRunning Workshop - Montreal, CAN

Personnellement, j'ai suivie une mini-clinique l'été dernier à Lake Placid donné par Sheri Fraser, une excellente triathlète et coach et j'ai adorée mon expérience. Si je le pouvais, je payerais volontier les 225$ que coûte cette clinique pour y participer. Sauf que 1, je vais avoir un nouveau bébé (!) et 2, je serai à Lake Placid à cette date.

J'ai réapris à courir avec cette méthode et je vais continuer à l'adopter à mon retour à la course à pied cette été. Bref, je vous le recommande fortement!

mercredi 22 avril 2009

Profession: Cheerleadeuse!

Avoir une vie sportive non existante, ce n’est pas toujours facile. Ma vie est fondamentalement sportive. Mais je ne pratique pas de sport. C’est ça être une sportive au repos. La cause est noble, mon bébé et moi sommes reconnaissant de cette pause non désirée.

Je suis entourée de sportifs. Mon chum et la grande majorité de mes ami(e)s. Ils sont cyclistes, coureurs, triathlètes, duathlètes. Tous sont hyper stimulant et motivant à côtoyer. Je suis choyée de les avoir dans ma vie. Les regarder vivre leur début de saison me rend à la fois frustrée, à la fois jalouse, à la fois joyeuse et fière de leurs accomplissements. J’essaie le plus possible de ne pas me laisser envahir par les sentiments négatifs. J’essaie plutôt d’être la meilleurs cheerleadeuse pour eux. Car ça m’aide de les encourager. C’est égoïste dans le fond. Je les encourage pour moi, pour m’aider à passer le temps et pour me nourrir.

Je ne travaille plus depuis ma sortie de l’hôpital. Je ne bouge plus non plus. Le temps est parfois long. Très long. J’ai eu à faire un deuil. Un deuil de ne plus bouger DU TOUT! Ça n’a pas été facile mais aujourd’hui, je vie ça un peu plus sereinement.

Je me nourris donc de ses journées de compétitions ou je peux aller encourager mon entourage. Je me nourrie des souper entre amis pendant lesquels ont parle de nos passions. Ça me fait sentir dans le coup. Comme si cette partie de ma vie n’était pas morte. Je cultive ma vie sportive à travers eux, en attendant de m’y remettre.

Je suis allée à la course de Lasalle en mars, au demi marathon de la banque Scotia le week-end dernier et je suis TRÈS excitée (peut-être trop!) du fait que mon amoureux aura 3 compétitions en trois semaines au mois de mai, dont une course de vélo, un contre-la-montre à Granby. J’ai TELLEMENT hâte. Ce sera sa première course de vélo à vie. Et comme je suis sa groupie numéro un, je ne voudrais pas être ailleurs qu’à la ligne de départ et d’arrivé de cet événement. J’étais trop ravie aussi d’apprendre qu’il allait courir une course que deux autres amies vont courir. Un 10 km à Ste-Thérèse. Wouhou! Ça aussi ça va me faire tripper. Je vais en profiter pour prendre des photos de mes athlètes préférés et me faire un plaisir de leur envoyer les clichés.

C’est le fun d’avoir un réseau d’amis avec qui ont partage des passions. Je ne les échangerais pour rien au monde … même dans cette période de pause!

mardi 21 avril 2009

Lake Placid

Ma nouvelle affiche du blogue est une photo que j'ai pris à Lake Placid en été 2007. C'est ici:


Afficher River Rd, Lake Placid sur une carte plus grande

C'est sur le parcours de la course à pied du Ironman Lake Placid. Nous y étions pour un camp d'entraînement de triathlon avec quelques copains. J'aime le concept d'une affiche qui indique qu'il faut partager la route avec des athlètes qui s'entraînent.
J'adore ce coin de pays!

jeudi 16 avril 2009

Ma première course À VIE!

Suite à mon dernier billet, ma mère m'a écrit l'histoire du comment j'en suis arrivée à participer à une course à 7 ans!

Voici ce qu'elle m'a écrit ... :
Nous recevions à toutes les semaines, le journal local "Point d'impact". Aussi, les activités organisées par la ville à toutes les saisons. C'est dans ces deux documents qu'on a vu les courses annoncées. Je me souviens de l'avoir lu tout fort et tu as dit que tu voulais y participer. Tu as même dit que tu voulais faire, dès la première fois le 5 km. Ton père et moi avons alors dit que tu pouvais faire la plus petite course mais je dois t'avouer que ça nous inquiétait parce que tu ne t'étais pas vraiment préparé pour faire cette course. Quand tu as finalement traversé la ligne d'arrivé, tu étais rouge comme une tomate mais tu étais très contente de l'avoir fait. Tu pleurais de joie et nous aussi d'ailleurs.

Lire que je pleurais de joie me fais tout drôle car encore aujourd'hui, je pleure de joie quand je traverse une ligne d'arrivée plus importante. En course à pied comme en vélo. C'est tout moi!

Et me voici en plein action!!! En avant du peloton, hehe!



Hihi! J'aime croire que je suis la première à franchir la ligne d'arrivée.
Remarquez mes super short en JEANS!!! Trop drôle. J'aime ça, ça fait old school!
Merci maman pour le voyage dans le temps :-)

samedi 11 avril 2009

D'où me vient la passion de courir?

Hier, sous le beau soleil du printemps (enfin!), je suis allée marcher avec Muscade et mon amoureux au Parc Lafontaine. De la vrai T-O-R-T-U-R-E!

Il y avait des coureurs partout!!! Ils avaient tous l’air bien, heureux et sereins. C’est peut-être mon interprétation de leur état d’âme qui est le miroir de ma JALOUSIE!!! Inutile de vous re-mentionner à quel point courir me manque. J’arrive à l’oublier quand je ne vois pas quelqu’un courir, ou se préparer à courir, ou à lire sur les statut facebook que mes ami(e)s se préparent à aller courir, ou à la lecture des récits de course à pied sur les blogue! Bah! Ça me sort à peine de ma tête :-)))

J’y pense beaucoup. Mais ce n’est pas toujours de la torture. En fait, y penser m’aide à me nourrir. D’ailleurs, mon ami/collègue vélocien et nouveau blogueur Philippe m’a posé la question suivante : ''D'où t'es venu le goût de courir?''

Bonne question Phil! En fait, je ne me souviens pas exactement comment cette passion est entrée dans ma vie. Mais je me souviens de ma première course comme si c’était hier.

Le 16 juin 1982, j’avais 7 ans. J’ai couru 1 mile – 1.6 km. Qui a eu l’idée? Aucune idée. Faudrait que mes parents me rafraîchissent la mémoire. Reste que je m’en souviens très bien. J’étais nerveuse au départ. Je suis partie en folle et je me suis épuisée trop vite! Je me souviens d’avoir été à bout de souffle tout le long et que ce mile m’a paru comme une éternité. Je me souviens du feeling de la ligne d’arrivée et de la fierté de mes parents. De la mienne aussi. J’étais complètement accro. Fallait que je participe à la version longue l’année suivante. J’allais m’entraîner pour. Je me faisais déjà mon plan mental à mon retour à la maison.

Le 15 juin 1983, j’ai participé à ma deuxième course … le KM Yoplait avec comme présidente d’honneur, Jacqueline Gareau. C’était un 3 km. Le double de l’année dernière!!! Honnêtement, je ne me suis pas beaucoup entraînée pour cette course. J’ai couru ici et là des tours du bloc mais sans plus. La course à pied n’occupait pas mon cerveau à temps plein. J’étais beaucoup plus investie dans mon temps avec mes amies! Ce 3 km a été tout aussi souffrant que mon 1.6 km de l’année précédente. J’ai aimé ça, mais peut-être pas autant qu’à ma première fois.

À partir de l’âge de 8 ans, jusqu’à 16 ans, je passais 2 semaines par été au camp Edphy. C’est dans ce camp que j’entretenais mon amour pour la course à pied. Je participais à toutes les activités qui me permettaient de courir. J’étais très forte au 50m et au 100m. Je gagnais tout le temps même que je battais souvent les garçons. J’aimais vraiment ça les sprints. J’étais explosive. À partir de 13 ans, les gars me dépassaient mais pas les filles. J’aimais ça être la meilleure. C’était un des seuls sports dans lequel j’avais un certain potentiel. Mais je ne l’ai pas développé. Mes parents n’étant pas des coureurs, certes sportifs mais plus au gym que d’autre chose, je n’ai pas demandé à aller dans un club de course car honnêtement, je ne savais pas que ça existait. Pour moi, ma seule opportunité de courir était au camp Edphy. Alors je me donnais à fond pendant ses deux semaines d’été!

En cinquième et sixième année, je me suis mis à courir le matin avant d’aller à l’école, le printemps venu. Un peu pour me préparer à mon camp de vacance!!! J’arrivais parfois à traîner mon frère avec moi. J’aimais le feeling de courir seule, très caractéristique de mon côté indépendante (!!!) à courir dans les rues de mon quartier pendant que mes amis dormaient encore. J’avais l’impression d’avoir accomplie quelque chose que mon entourage n’avait pas fait. Ça me distinguait. J’aimais être différente … j’aime encore être différente!

À 16 ans, mon dernier été au camp Edphy, j’ai participé au ''marathon''. Évidemment, ce n’était pas un vrai marathon!!! C’était une course de 4-5 km, réservé aux grands du camp! C’était parcours assez exigeant qui nous faisait passer dans des dunes de sables et les côtes du boisé. J’ai gagné chez les filles et mon ''amoureux'' du camp, a gagné chez les hommes. Pfffff! On était LE couple du camp! J’ai vraiment aimé cette course. Je me souviens de m’être donnée à fond. Et je crois que c’est à ce moment que j’ai décidée qu’un jour, j’allais courir un VRAI marathon.

Par contre, vers l’âge de 12 ans je commençais à avoir des problèmes de genoux. Courir devenait de plus en plus souffrant. À 16-17 ans, mon médecin sportif me disait d’arrêter de courir, ben je l’ai écouté! Par contre, je faisais autre chose … je suivais des cours de danse aérobique, je jouais au basketball dans l’équipe de l’école, j’étais en éducation physique option en secondaire 3-4-5, je roulais un peu avec mon vélo de route. J’étais très active, mais mes genoux me faisaient de plus en plus mal.

Rendu au cégep, j’ai carrément arrêté le sport. Pour plusieurs raisons. Mon excuse de choix … j’ai mal aux genoux! Mais le divorce de mes parents m’a beaucoup affectée psychologiquement et j’ai vécu des années difficiles dans ma vingtaine. J’ai pris du poids et j’ai arrêté de prendre soin de moi. Je me suis concentrée sur le début de ma carrière, je me cherchais, je me suis perdu en même temps. À travers ses années, je travaillais fort à me retrouver. J’étais la fille qui utilisait toutes les excuses du monde pour ne pas faire de sport. Mes genoux étaient la raison principale. Je le savais que je ne vivais pas une vie qui me plaisait, mais je ne voulais pas le voir en même temps. Période troublante, mais combien enrichissant car quand le déclic est enfin arrivé, ma vie a basculé et je me suis tranquillement retrouvé.

C’est à 25 ans qu’un médecin m’a donné une claque au visage en me disant que je faisais de la haute pression. MOI! Ancienne sportive, jeune fille de 25 ans qui fais de la pression. Ce n’est pas une maladie de vieux ça?! J’avais honte. J’ai aussitôt commencé des démarches pour changer ma vie. Rendez-vous chez un médecin en médecine sportive pour régler mes problèmes de genoux au plus vite. Je voulais recommencer à faire du sport, je voulais courir un marathon.

Le 2 avril 2002, je me suis fais opérée au genou gauche. Un moment très important qui allait changer ma vie. La rémission de cette opération a été jumelée d’une remise en forme. PAS FACILE!!! Je me suis acheté un vélo hybride pour me permettre de me refaire une musculation des jambes. À travers ça, j’essayais de perdre du poids. Ça m’a pris 2 ans et demi mais en octobre 2004, j’ai recommencé à courir. Sur un tapis roulant au gym! WOW. Je courais 1 min et j’en marchais 5. J’ai commencé vraiment tranquillement. Au printemps 2005, j’ai fait ma première sortie dehors. Je m’en souviens vivement. Je trouvais que l’air était court. J’ai fait qu’un grand tour du bloc et après, j’ai sortie mon vélo hybride. Mon chum était en Australie et je me souviens de lui avoir écrit un courriel pour lui raconter à quel point j’étais fière de moi.

Mon amoureux est entré dans ma vie en avril 2004. Le 29 avril prochain, nous allons célébrer nos 5 ans. Il est entré dans ma vie pendant cette remise en forme. Nous avions les mêmes passions, bouger, courir, rouler. Lui, il s’entraînait pour son premier Ironman. Côtoyer JP m’a ouvert les yeux sur le sport d’endurance, sur un mode de vie qui m’attirait beaucoup, un mode de vie que je voulais adopter. Sa présence m’a beaucoup aidée à persévérer à devenir une marathonienne.

Aujourd’hui, je SAIS que je ne peux plus vivre sans le sport. Ça fait partie de mes besoins essentiels. Je n’ai plus d’excuses et pas tellement de limites. J’ose rêver à des choses extrêmes, j’ose en parler, j’ose m’essayer à les réaliser. C’est peut-être mon petit côté qui aime être différente.

mardi 7 avril 2009

Après la pluie, le beau temps!

Hier, comme vous l’avez lu, c’était vraiment une journée de merde. Mais j’ai fait ce que j’ai écrit … j’ai accueilli mes sentiments et je les ai vécu, sans les juger et sans me censurer. C’était dur et j’ai pleurée toute la journée. Avant de me coucher, j’ai réalisée que le moment où j’aurai mon bébé sur mon ventre, tout ce que je vis présentement en aura valu la peine. Je me suis endormie avec cette pensée.

Ce matin, je me suis levée avec une toute autre attitude. J’étais de bonne humeur et remplie d’espoir. M’avoir permis de me libérer de mes frustrations m’a beaucoup aidée. J’ai écris mon dernier billet pour moi, pour me libérer. Je vous remercie de vos généreux mots d’encouragements. Ceux-ci étaient sans jugements et j’ai beaucoup appréciée.

C’est clair que j’ai un ajustement à vivre et ce n’est certes pas toujours facile à vivre. Je vais sûrement continuer à avoir des bons et des mauvais moments dans les prochaines semaines mais ultimement, je sais que je vais aller bien en bout de ligne.

J’ai eu une bonne nouvelle aujourd’hui. J’ai congé de médecins et de tests sanguins pour 2 semaines!!! Wouhou! Tous mes tests sont super bons et mes résultats s’améliorent. Je prends ça comme un cadeau. Bébé bouge pas mal et ça me fait tripper. Je commence à reconnaître quand il ou elle s’étire, je pense faire la différence entre ses pieds ou ses mains. J’arrive parfois à sentir de mes mains une bosse. Ça me donne l’impression de lui toucher, d’être proche de mon bébé. C’est un moment de grand bonheur.

Je vais continuer à vivre au jour le jour et à profiter le plus possible de mes bonnes journées. J’apprends beaucoup sur moi à travers cette expérience. C’est très enrichissant.

lundi 6 avril 2009

Comme au yoga

J’aimerais vous écrire que je vais super bien, mais ce n’est pas vraiment le cas. J’aimerais vous écrire que ma grossesse se passe exactement comme je l’aurais souhaité, sans problèmes, sans soucis, j’aimerais écrire mes récap. de mes ''exploits sportifs de femme enceinte'' mais je ne fais plus de sport depuis 3 semaines. J’aimerais vous peindre une belle toile toute joyeuse remplie de couleurs vibrantes mais le ciel est tellement gris.

J’ai des hauts et des bas, mais plus de bas que de haut. Le sport me manque terriblement. Je ne parle pas juste de la course à pied … bouger tout court me manque. J’ai eu la permission de mon médecin d’aller patauger dans l’eau quand je me sentirais assez ''en forme'' pour y aller … je n’ai pas encore trouvé cette énergie.

Je ne sais pas comment je faisais dans le temps que le sport avait quitté ma vie, dans ma vingtaine. Je pouvais bien être malheureuse et mal dans ma peau. Je vois clairement aujourd’hui l’impact que le sport à eu dans ma vie. L’impact sur ma santé mentale et physique. Le bonheur que ça m’apporte. C’est inégalé.

J’essaie de meubler mon temps en comblant le vide par d’autres passions. Comme cuisiner, monter des albums photos, etc. Mais j’avoue bêtement que ça n’arrive pas à la cheville que ce que le sport m’apporte.

J’aurais aimée avoir une belle grossesse. J’aurais aimée courir (ou bouger) jusqu’au dernier jour. Accepter ce qui m’arrive. Oui. Il faudrait. Mais ce n’est pas toujours facile. Je n’ai pas toujours envie d’être positive et patiente. Aujourd’hui, j’ai envie de pleurer. Et comme mon amie m’a mentionnée récemment … la vie, c’est comme le yoga, il faut sentir les émotions, sans les analyser, ni les juger. Elle est wise mon amie et je vais l’écouter!

mardi 31 mars 2009

Revoir mes objectifs

En tant que rêveuse professionnelle (!), j'ai tendance à m'emballer très rapidement dans divers projets qui me stimule. Pour moi, c'est bon car ça m'a permis de réaliser plusieurs objectifs, voir même des rêves.

Mais parfois, c'est aussi bon de revoir ses objectifs, ses priorités.

J'avais en tête de me lancer dans le vaste monde de l'ultra marathon en 2010. J'ai décidée de remettre ce projet à plus tard ... beaucoup plus tard ... voir dans 4-5 ans!

Courir des ultras va me demander beaucoup de temps et beaucoup de sacrifices. Je vais devoir courir plus et rouler beaucoup moins. Je n'ai rien contre le fait de courir plus, mais rouler moins .... hummm, trop grand sacrifice pour l'instant. C'est un rêve que je vais faire mûrir et grandir dans ma tête, le temps de vivre d'autres rêves.

Je vais donc me concentrer sur 2 choses :
1 - prendre de l'expérience en marathon
2 - devenir une triathlète ironmom !

Le deuxième défi est de taille. La distance des triathlon ironman ne me fait pas peur, comme vous le savez, c'est la partie natation qui me fait très peur. Alors je vais continuer à travailler cette peur aussitôt que ma santé me permettra de revenir dans l'eau. Surement après l'accouchement! Et pendant ce processus, qui prendra le temps qu'il faudra, je vais reprendre mes activités de choix, la course à pied et le vélo.

Mon objectif principal post-natal est de me remettre en forme ''marathon'' pour mai 2010, où je vais courir mon troisième marathon au Vermont (fort prossiblement!). Mon bébé aura autour de 11-12 mois, ça me laisse donc du temps pour profiter de mon année avec mon bébé et mon amoureux tout en prenant le temps nécessaire pour m'entraîner pour le marathon, sans trop me brûler et sauter des étapes.

Ensuite, j'espère pouvoir faire un triathlon en 2010. Peut-être un demi-ironman mais ça dépendra de mon processus d'acclimatation avec l'eau. Je me laisse du jeu. Mon objectif pour l'ironman est 2011 mais il se peut que j'aille besoin d'une année supplémentaire pour y arriver. Alors 2011 ou 2012, certainement à Lake Placid.

Pendant ses années d'entraînement de marathon et d'ironman, je souhaite atteindre des objectifs qui m'aideront à passer aux ultra marathons. Comme perdre du poids (avoir un poid santé ... il me reste 10-15 lbs à perdre!), gagner de l'endurance, augmenter mon kilométrage en course à pied, augmenter ma puissance et ma vitesse dans les 3 sports, etc!

Je me sens super à l'aise avec ce nouveau plan sportif. Je vais profiter de ce moment de repos pour planifier le tout sur papier, sortir des plans d'entraînements, me trouver des compétitions intéressantes, etc. Ça va me garder motivée!!!

samedi 28 mars 2009

Remonte-pente

Ça fait 8 jours que je suis sortie de l’hôpital! Yahou …

Ma vie à changer depuis mon hospitalisation. Mon rythme est différent. Je suis en désintox. De quoi vous pensez?

D’endorphine.

J’ai eu un gros down en début de semaine. J’étais triste, frustrée. Déçu de ce qui m’arrivait. Je ne peux plus bouger comme avant. De risque de faire monter ma pression. De toute façon, même si je voulais faire une délinquante de moi-même et bouger, je n’en serais pas capable. Ma dose de médicaments s’occupe de bien m’amortir. Mes activités physiques se limitent à sortir mon chien dehors. C’est bien assez pour mon corps ses jours-ci et c’est ce que mes médecins m’ont prescrit. Au moins, je ne suis pas alitée!

Comme dans toutes situations poches, je passe par pleins d’étapes. Au début, je suis forte et je me dis que je suis chanceuse dans ma malchance. Un moment donné, je tombe et je m’apitoie sur mon sort pour 24-48-72 heures, tout dépend de la gravitée de ma situation poche! Cette semaine, j’ai fais un 48 heures de pleurs et découragement. Ça m’a fait du bien de sortir le méchant. Après, je me relève. Je remonte la pente.

Présentement, je me sens comme dans un remonte-pente sur une grande montagne verte et vaste. J’observe l’environnement qui m’entoure sans pouvoir y jouer dedans. Je ne trouve pas ça très confortable, mais c’est tolérable. Un moment donné, je vais me retrouver en haut de la montagne avec un beau bébé. Je vais pouvoir jouer dehors avec mes jouets préférés (vélo et souliers de course à pied!) dans mon nouveau rôle de mère. J’ai drôlement hâte!

samedi 21 mars 2009

Congé!

Depuis hier après-midi, j'ai obtenue mon congé d'hôpital.
Je suis aussi en congé de travail pour le reste de ma grossesse.
En congé d'activités physiques.
En congé de stress.

J'ai passée 75 heures dans les murs de l'hôpital, sans trop savoir quand j'allais y sortir. C'est une expérience qui a été très intense.

Intense par l'incertitude qui planais sur ma santé et celle du bébé. Mais quand les nombreux résultats de tests entraient, ils étaient tous remplis d'espoir. Bébé est très bien développé. Un peu plus gros que la normal de son âge. Hihi, j'aime ça! Mes bilans sanguins sont parfaits. À part ma haute pression et des protéines dans mes urines, le reste va très bien.

Pour me donner mon congé, ils ont triplé ma dose de médicaments, afin d'assurer que ma pression reste normale. Même si je voulais bouger, j'en suis incapable. Ça rentre dans le corps comme une tonne de brique. De toute façon, mon focus va vers le bébé. Je vais tout faire ce qu'on me demande afin de me rendre le plus loin possible dans la grossesse. On me demande de rester calme et tranquille à la maison, pas trop bouger ... pas de sorties au magasins, pas de sport, seulement un peu de yoga très tranquille à la maison, sans mouvements brusque et bien sûr, aller à mes rendez-vous!!!

Je suis choyée. Choyée d'avoir des gens autour de moi qui sont venu me voir, mon téléphoné, encouragé, écrit. Choyée d'avoir un chum qui s'est rapidement adapté à la situation, qui m'a apporté tout ce dont j'avais besoin pour rendre l'expérience le moins pénible possible. Je ne prends rien pour acquis de ce que j'ai reçu comme amour et amitié cette semaine.

Le personnel du centre des naissances a été extraordinaire. J'ai rie avec eux car le rire, ça fait du bien! J'ai vécu des côtés très positifs dans cette expérience. Ça m'a permis d'entendre le coeur de mon bébé à tous les jours, plusieurs fois par jours. En fait, je n'ai jamais autant communiquée avec mon bébé. Ça m'a mis en harmonie avec la vie qui grandit dans mon ventre. J'ai aimée ça. Même qu'aujourd'hui, ça me manque un peu de ne pas pouvoir l'entendre bouger! C'est peut être drôle à dire mais je suis super fière de moi! Je suis fière de la façon dont j'ai gérée mes émotions. Je n'ai pas jouée à la victime, je me suis permis de pleurer quand j'en avais besoin, je suis restée positive et à l'écoute de ce qui se passait.

Sortir dehors après 75 heures enfermée, même dans un environnement pollué, m'a rendu euphorique. J'en avais la larme à l'oeil. Voir mon chien, dormir dans mon lit, être chez moi ... je l'apprécie encore plus que je l'appréciais avant.

Maintenant, plus que jamais, je vis au moment présent. Ça fait du bien!

jeudi 19 mars 2009

Ironie!

L'ironie est dans le fait que 2 heures 30 après avoir écrit mon dernier billet, je me suis fait hospitalisée pour ma grossesse à risque!!!!!

Après une rencontre de routine à la clinique de l'hôpital, au lieu de retourner tranquillement chez moi, je me suis retrouvée sous observation au centre des naissances. J'y suis encore et ce, pour une période indéterminée.

Je vais bien, dans les circonstances. À l'annonce, j'étais un peu en état de choc mais aussi et surtout, en état de détermination. Un peu comme quand je cours un marathon et que je DOIS me rendre à la ligne d'arrivée.

Je pense beaucoup au bébé depuis mardi après-midi. Je ne lui ai jamais autant parlé.

En gros, je suis à risque élevé de pré-éclampsie. État dans lequel mon corps pourrait se rammasser si ma pression artérielle n'est pas contôlé de façon rigoureuse. État dans lequel je serais obligée d'accoucher. On s'entent que ce n'est pas à 27 semaines et demi qu'on a envie de voir au grand jour notre enfant. J'ai hâte de le voir, certes, mais je ne suis pas pressée à ce point!!!

Pour l'instant, je suis traitée aux petits soins par le merveilleux personnel de l'hôpital. Le nec plus ultra des soins de santé. On m'a donnée pleins de petits devoirs à faire pour passer le temps (!) comme analyser mon urine, rester calme et zen, de bonne humeur, etc!

J'accepte bien ce qui m'arrive. Ce n'est pas la situation que je souhaitais, mais comme je n'ai pas trop le choix, je choisie de bien le vivre. Je me dis que si, au pire, je reste à l'hôpital jusqu'à l'accouchement (ce qui est probable!), ce n'est rien 10-12 semaines de ma vie comparée au reste de notre vie avec notre enfant. Nous allons certainement en rire (presque, j'espère!) un jour.

mardi 17 mars 2009

On aime, ou on aime pas!

Il y a 3-4 ans, ma très bonne amie m'a mentionnée qu'elle n'aimait pas être enceinte. Ça m'a beaucoup surpris et sa franchise m'a étonnée. Car on n'entend pas ce genre de réflexion par rapport aux grossesses. C'est un sujet tabou.

Reste que cette phrase m'a resté en tête toutes ses années. Je me suis à mon tour demandée si moi, j'aimerais ça être enceinte. À 27 semaines, je connaîs maintenant la réponse à cette question ... non, je n'aime pas vraiment ça!

Soyons clair, je suis hyper heureuse d'attendre un enfant.
Mais ça ne veux pas dire que j'aime ce que ça me fait vivre physiquement.

Je n'aime pas que ça me donne des baisses d'énergie.
Que ça me donne mal au dos.
Que ça m'empêche de bien dormir la nuit.
Que je ne puisse pas pratiquer mes sports favoris.
Que ça m'essouffle quand je monte les escaliers.
Que ça affecte mes articulations.
Que ça me fait de TROP gros seins !
Que ça me donne des reflux gastriques.
Que ça m'empêche d'être capable de mettre mes bas et mes souliers sans avoir à faire de la contorsion.
Que ça m'enfle la cheville droite.

Bon!

En revanche...
J'adore le ou la sentir bouger. Pour moi, c'est un moment de grand privilège.
J'adore flatter mon ventre.
J'adore quand mon chum me flatte le ventre (et le dos!!!).

C'est à peu près ça que j'aime.

Aimer ou pas être enceinte? Ça doit surement dépendre de son individualité. Étant assez indépendante de nature, ça ne me surprend pas du tout de vivre ma grossesse de cette façon.

Ce n'est pas parce que je n'aime pas être enceinte que je suis malheureuse pour autant. J'ai des hauts et des bas, comme tout le monde. Je le sais que c'est temporaire, je le sais que je vais retrouver mon corps et mon individualitée. Ça fait simplement du bien de pouvoir exprimer ma propre véritée et mon expérience de grossesse. Ça fait partie de la vie!

dimanche 15 mars 2009

Recap. Semaine du 9 mars

Une semaine qui s'est voulu tranquille pour récupérer des trois dernières semaines. J'ai dormis et ça m'a fait du bien!

Lundi: Repos

J'étais très fatiguée. Probablement le trop plein de joie d'avoir fait du vélo la veille :-)))

Mardi: 900m de natation

Initiation au 50m!

Mercredi-Jeudi-Vendredi: Repos

Manque de temps surtout mais aussi, une volontée de prendre ça relaxe!

Samedi: 90min. de yoga

Très tôt le matin, je suis allée au fit-kit du maillot de vélo Vélocia. Depuis le temps qu'on le réclame haut et fort, nous allons enfin l'avoir. Pas évident d'essayer un maillot de vélo enceinte mais bon, j'espère que ça fera!
À midi, je suis allée à mon cours de yoga. Je ne sais pas pourquoi mais je n'étais pas très fonctionnel. Zéro énergie, zéro force, j'avais faim, j'avais envie d'aller au toilette sans que rien ne sorte vraiment ... bof! Disons que j'ai pris de grandes poses. Faire du yoga est une bonne occasion pour se centrer. J'ai eu beaucoup de difficulté à le faire. Il y a des jours comme ça!

Dimanche: 800m de natation

Petite déprime aujourd'hui. Disons que la fièvre du printemps me rend très nostalgique. Mes amis roulent et cours et je trouve ça difficile de ne pas embarquer dans le bateau. Je suis en manque d'endorphines. La natation m'en procure, mais c'est RIEN comme le vélo et la course à pied.
Je me suis donc fait un petit entraînement poutpout à la piscine pour me changer les idées. J'étais bien entourée de mes amies et ça m'a fait du bien de les voir. Ensuite, une petite après-midi avec Mélanie pour magasiner les vélos. Très agréable !!!

Total de la semaine:
90 min de yoga
1.7 km de natation

mardi 10 mars 2009

Initiation au 50 mètres!

Je dois l'avouer, j'ai passé à un poil de ne pas aller nager cet après-midi. Pourquoi? La piscine olympique avait les couloirs de 50 mètres quand normalement, ce sont des couloirs de 25 mètres. En fait, j'ai longtemps arrangé mon horaire en fonction d'aller nager quand c'est le 25 mètres! Ça peut paraître niaiseux mais j'ai pleins de peurs par rapport au 50 mètres.

Premièrement, l'entrée à l'eau. La marche est beaucoup plus haute et on doit y sauter. Pas mon fort. Vous allez me dire: ''Oui mais, il y a des échelles sur les côtés?''. Effectivement. Mon problème est que je n'ai pas encore assez confiance dans l'eau pour changer de couloirs en passant en dessous des câbles. Alors si les couloirs près de l'échelle sont complets, je n'y vais pas. Point à la ligne.

Deuxièmement, c'est pas mal plus long 50 mètres. C'est deux fois plus que 25 mètres. Que m'arrivera-t-il si je ne me sens pas bien? Et là, ma peur (voir phobie) s'installe. Je m'imagine tout pleins de choses irréalistes et vraiment pas rationnel. Genre, je vais me noyer!!! Oui, j'y pense encore.

Avant de partir de chez moi, je suis allée voir mon amoureux qui travaillait dans le salon. Je lui mentionne que j'ai peur du 50m. Tout de suite, il sait quoi me dire. Il me rassure en me disant que je ne suis pas obligée d'aller dans l'eau, que je peux juste y aller pour apprivoiser l'environnement. Quitte à juste mettre mes pieds dans l'eau pour voir! Il est vraiment merveilleux mon chum à ce niveau. Il respecte mes peurs, même les plus irrationnels. Je décide donc d'y aller, avec tout le courage que ça me prend.

Pendant que je m'y rends, je visualise. Je fais du renforcement positif en me disant que je dois lâcher prise et aller avec le courant! Ça m'a calmé.

Arrivée à la piscine, avant d'aller au vestiaire, je suis allée inspecter la piscine du haut de l'estrade. Il n'y avait pas grand monde et en plus, une grande portion était libre de câbles anti-vagues. Je pouvais, au pire, aller dans cette partie en y entrant par l'échelle. Cool!

En arrivant à la piscine, je constate que le couloir près de l'échelle est complet. Merdouille. Plan B, je vais dans la grande partie. Merdouille numéro 2 ... il y a deux nageurs qui occupent l'espace près du bord de la piscine. Courage Sylvie. Tu peux y arriver. Je n'arrête pas de me parler pour m'encourager. Je veux faire une brave de moi-même. J'entre dans la piscine et je me place devant le plongeon numéro 2. Je n'ai pas de ''bouée'' de secours, sauf ma fidèle planche pour me rassurer. J'avance quand même. Je me concentre sur un point fixe devant moi. Arrivée au bout du 50 mètre, je me lance un soupir de soulagement et un ''c'est pas si pire finalement!''

Mon entraînement a continué comme d'habitude. J'ai fait mes longueurs avec la planche tout en pratiquant mon expiration sous l'eau. En fait, j'ai essayé par le nez cette fois-ci. Ça m'a fait drôle. J'avais parfois l'impression de nager en eau libre, dans un lac. Car certains nageurs faisaient beaucoup de vagues et ça m'a fait travailler cet autre aspect de ma peur, les vagues!

J'ai nagé 900m et je me suis rendu compte que j'aimais ça que les longueurs soient long. C'est moins répétitif.

En finissant, j'étais exténuée. Vidée. Finie. Émue. Des petites victoires, certes, mais tellement satisfaisant. Sortir de sa zone de confort quoi!

dimanche 8 mars 2009

Recap. Semaine du 2 mars

Avec ma décision de ne plus courir, je mets toutes mes énergies et ma motivation dans l'eau. Je me suis fait une superbe semaine de 6 séances d'entraînement dont 5 dans la piscine. Je suis très fière de moi!!!

Lundi: 700m de natation
Pour faire le pont entre ma journée de travail et ma soirée, je suis allée avec mon amoureux faire quelques longueurs. Rien à raconter. La routine d'acclimatation, mais tranquille aujourd'hui!

Mardi: 1000m de natation
Ma séance à bien commencé en croisant mon amie Mélanie. J'ai pu partager son corridor et en hériter pour moi seule pour le reste de mon entraînement. Ç'a bien été. J'ai essayée d'autres approches pour expirer dans l'eau de la bouche. Tranquillement, j'y arrive. Mais pas tout a fait! Hihi! Faut pas que je me décourage!!!

Mercredi: 800m de natation
Et oui, encore à la piscine. Je suis motivée pas à peu près ... j'ai préparée mon sac d'avance (que j'ai failli oublier à la maison!), partie du bureau à 16h00 pour aller nager et à 18h00, mon chum venait me chercher au Stade Olympique pour aller à notre premier cour/atelier prénatal du CLSC.
Côté natation, je me suis beaucoup amusée. J'ai fait un test de vitesse sur 25m ... 48 sec. en kick avec la planche ... seule nage que je fais d'ailleurs!!! J'ai aussi commencé à expirer un peu plus par la bouche quand j'insère ma tête dans l'eau. Je prends de l'assurance et je commence vraiment à croire que je vais y arriver.

Jeudi: 1300m de natation
Plus ça va, plus je suis à l'aise dans l'eau. Ma séance à débuté dans le bassin d'eau pas creux car les autres bassins étaient soient pas libres ou trop remplis. En nageant tranquillement, je me suis mis à observer une fille que je croisais de temps en temps. J'observais sa respiration. Ça m'a inspirée et je me suis mis à essayer de l'imiter. J'entrais ma tête dans l'eau jusqu'en haut du nez et j'expirais tranquillement par la bouche tout en remontant en haut de l'eau. 550m plus tard, je le faisais confortablement. Ensuite, j'ai été transféré dans le grand bassin où je nage d'habitude. Ça m'a fait drôle de passer du pas creux au creux. Et ironiquement, même si je n'y suis pas encore parfaitement à l'aise, je préfère le creux!!! J'ai continuée mes exercices de respirations avec grande fierté. Ça m'a donnée un début du feeling de ce que je vais vivre en nageant pour vrai le crawl. 1300m plus tard, j'avais encore de l'énergie mais mon estomac m'interpellait! Plus longue sortie à vie avec un bon pas en avant. Je commence à croire que je vais vraiment y arriver!!!

Vendredi: Repos
J'aurais bien aimée nager :-)))
Faut bien prendre une petite pause quand même!

Samedi: 90min. de Yoga
C'était le début d'une session de 8 cours. La prof était une remplaçante et je l'ai beaucoup aimé. J'en ai appris encore un peu plus sur les effets qu'a une grossesse sur le corps. Mon coup de coeur du cours ... nous avons travaillé les cuisses en faisant la chaise en tenant un bloc entre les cuisses. Ça chauffait!
J'ai profité de la belle journée à l'odeur du printemps pour me promener sur la rue Mont-Royal après le cours. Un bon latté en main. C'était une belle façon de célébrer le début de mon troisième trimestre de grossesse!

Dimanche: 1000m de natation + 21.22 km de vélo !!!!!!!
Excellente journée qui a commencé avec un petit matin à la piscine avec les copines. J'étais assez fatiguée mais leur présence me motivait à pousser quand même un peu. Ensuite, nous avons pris le petit déjeuner ensemble.

À la sortie du restaurant, le soleil était magnifiquement chaud. J'ai eu une rage de sortir mon vélo. Arrivée chez moi, j'ai annoncé à mon chum que j'allais rouler en vélo de route dehors! Lui, il avait roulé 30 km et couru 34 km mais il a accepté de m'accompagner. Hehe! De toute façon, c'était à un rythme mollllo!

J'ai eu trop de plaisir. Je me sentais tellement bien. Au soleil, sur mon vélo, avec mon bedon, j'ai promené mon bébé!! Je ne pouvais pas rouler vite car ça me faisait une pression dans le bas du ventre et me donnait envie d'aller à la toilette. En haut de 20-22 km/h, c'était trop vite! J'ai aussi eu le plaisir d'initier Véronique à sa première ride avec Tiger, son nouveau vélo de route. J'ai déjà hâte à la fin de l'été pour partager la route avec elle! À 1 km de chez nous, j'ai eu droit à ma première crevaison de l'année!!! Il faut dire qu'il y avait beaucoup de roche et de vitre sur la route. Mon chum est allé chercher une roue de secours au lieu de perdre du temps à changer ma chambre à aire à 1 km de la maison :-)

J'ai beaucoup de gratitude envers cette journée. Ça m'a fait tellement bien au moral. J'en prendrais des journées comme ça à toutes les semaines!!!

Total de la semaine:
90 min. de yoga
4.8 km de nage
21.22 km de vélo

vendredi 6 mars 2009

Ça grandit!

Depuis 6 mois (demain!), je porte une vie dans mon ventre.

J'ai eu un premier trimestre de rêve. À l'annonce que j'étais enceinte, je n'ai pas eu de moments de panique, ni d'angoisse, ni de peur. J'étais s-u-p-e-r sereine. Mon coeur me disait que tout allait bien se passer, que j'allais avoir une belle grossesse, que j'allais pouvoir continuer ma vie sportive, que presque rien n'allais changer finalement. Pendant 12 semaines, je flottais sur un nuage de bonheur. Pas de nausée (j'ai fais l'envie de bien des mamans qui me demandaient comment j'allais ...), pas de fatigue extrême, assez d'énergie pour fonctionner normalement. C'est sûr que je sentais un peu de changements physiologiques mais très peu.

Mon monde a été boulversé au tout début de mon deuxième trimestre. Et pas à peu près. Je suis tombée de haut et ça a fait mal. Pleins de tuiles nous tombaient sur la tête à moi, JP et le bébé. Ma santé et celle du bébé était mis en question. Beaucoup d'inquiétudes se sont formés et j'ai eu de la difficulté à bien vivre ma grossesse ... qui prennait de plus en plus forme. Je n'osais pas m'attacher au bébé. Je ne regardait pas ses photos d'echographie. J'avais peur de le perdre. J'avais mal. C'était très dur à vivre. J'étais fachée. Je n'y comprennais rien. Moi qui avait TOUT fait pour avoir une bonne santé avant de tomber enceinte. Ce n'était pas juste. Pourquoi moi?!!

Pendant 4 semaines, j'ai perdu le contrôle de mon corps. Fatigue extrême, essoufflement, étourdissement, allourdissement. C'était l'effet de mes médicamments et de l'expérience en tant que tel. J'ai trouvé ça difficile de passer dans cet état en dedans de 24hrs. Tous mes efforts me paraîssaient comme une montagne. J'étais complètement découragée. Quand on fait du sport et que nous sommes habituer à être en forme, ce n'est pas évident de vivre un tel changement aussi rapidement.

Pendant cette période, j'ai beaucoup cherchée le pourquoi. Qu'est-ce que j'avais à apprendre de cette expérience. Déjà, j'en ai tirée quelques leçons. J'ai réapris sur moi, sur mes capacitées de combattre les moments difficiles. J'ai arrêté de jouer à l'autruche et fait face à la situation. Je me suis accrochée à ce sentiment d'amour que j'avais pour cet enfant. Je tenais tout de même à rester positive. Et c'est ce qui m'a le plus aidée.

Mon amoureux a été mon pilier. Absolument irréprochable et magnifique support. De bonnes oreilles se sont mis à m'écouter qu'avec de la compassion. Mes ami(e)s et ma famille ont été merveilleux. Sans eux, je n'aurais pas vécu cette période de la même façon, c'est clair. Certains m'ont fait rire, d'autres réfléchir, plusieurs m'ont juste écoutés. C'était parfait.

Quand on a commencé à reçevoir de bonnes nouvelles sur la santé du bébé, tout a commencé à bien se passer. Mon énergie revennait, ma bonne humeur et mon optimisme aussi. Les questions sur ma santé restent à ce jour sans réponses clairs, mais pour l'instant, c'est sans importance. Par contre, je vais m'en occuper après la naissance du bébé. Je vais y faire face. Car avant, j'étais dans le dénit. Je ne voulais pas accepter que moi, une fille en santé, en forme, jeune et avec un poid santé faisait de la haute pression. Non, pas moi!

Aujourd'hui, à la fin de mon deuxième trimestre, je me sens enfin en paix! Comme jamais en fait. Cette expérience m'a ouvert les yeux ... je prend la vie comme elle vient. Je lâche prise plus facilement. Je vie au jour le jour. Le plus authentiquement possible, je vie à fond.

Je n'ai pas peur de ce qui s'en vient. J'ai hâte de vivre les hauts et les bas de la maternitée. J'ai hâte de connaître notre enfant. De le découvrir, de le voir grandir, de m'observer et d'observer mon chum grandir avec cet enfant. Ce sera enrichissant, pas de doute!

Bienvenue dans mon troisième trimestre!

mercredi 4 mars 2009

Fan fini !

Mon groupe préféré de TOUT LES TEMPS, c'est Depeche Mode.

Je n'arrête pas d'écouter le vidéo. J'ai trop hâte que l'album sorte. Haaaaaaa!



Bémol.
Je vais manquer le show. Il viennent à Montréal le 25 juillet.
À cette date, je serai à Lake Placid pour cheerer mon amoureux avec notre bébé pour son 7ième ironman.
Pffffffff !
Ça, c'est une preuve d'amour mon chérie :-)

mardi 3 mars 2009

J'accroche mes souliers de course ?!

Ça fait un petit bout que j'y pense. Deux semaines pour être exacte. Car il y a deux semaines, j'ai fais ce que je pense être ma dernière sortie de course à pied de ma grossesse.

Je vais fort probablement arrêter de courir, même si l'idée me fait de la peine. On a beau me dire: ''Oui mais, c'est temporaire. T'attends un beau bébé. Ça va revenir ... '' Je comprends tout ça. Mais courir pour moi est un besoin vital. Donc c'est un petit deuil temporaire que je vis. Ce n'est pas dramatique, je le sais. Mais j'ai un petit pincement au coeur quand même.

Les raisons qui me motivent à arrêter sont les suivantes ... mon ventre à pris de l'ampleur et j'ai de plus en plus mal à certaines articulations. Mon bas de dos est fragile à la base et mes genoux sont sensibles au poids supplémentaire que je transporte. Je ne veux surtout pas me blesser. Au contraire, je souhaite faire un méga come-back-post-accouchement!!! J'ai aussi remarqué que j'ai des tensions dans le bas du ventre et que ma vessie est plus sensible. Je n'ose pas m'imaginer devoir aller au toilette à tous les km!!!!

En attendant, j'ai la natation et le yoga. Thank God!!! Je ne pourrais pas vivre mon dernier trimestre de grossesse sans bouger. J'en ai trop besoin. Besoin d'endorphine. C'est une drogue!!!

Ceci-dit, comme je suis une personne qui change d'idée comme bon me semble, il se peut que je m'essaie une ou deux fois d'ici l'accouchement. Le temps d'un moment de retrouvaille, un geste symbolique qui me fera du bien au moment opportun ... comme quoi il ne faut jamais dire jamais ... hehe!

Alors chers souliers de courses, on se revoit dans 4 mois, ou avant!

dimanche 1 mars 2009

Recap. Semaine du 23 février

J'ai bien appréciée ma semaine. Je me suis fait un blitz natation. Je n'ai pas couru par contre. Ça me manque, mais c'est de plus en plus difficile à accomplir. Je ne met pas une croix sur le jogging, mais cette semaine, je n'ai pas chaussée mes souliers :(

Lundi: 1000m de natation

Au départ, moi et JP étions supposés aller faire de la musculation ensemble. Quand j'ai vu qu'il était super fatigué, je lui ai suggérée d'aller à la piscine. Dans le fond, ça faisait mon affaire! Ce fut fort agréable et assez difficile. J'ai travaillée mon cardio et mes bras. Je recommence à intégrer des simili-crawl avec la planche en essayant d'approcher ma tête dans l'eau. J'ai aussi fait deux longueurs avec JP en brasse, pas de planche. Une belle heure dans l'eau, en bonne compagnie!


Mardi: Repos
Après m'être fait réveiller trop tôt par le rêve de mon chien (méchant rêve ... pauvre petite!), j'ai décidée de rester couchée et de me payer une grasse matinée. Il paraît qu'ils seront très rare, voir inexistant dans ma futur vie de mère! Aussi bien en profiter!!!

Après-midi à l'hôpital pour les rendez-vous de routine ... rien à signaler, sauf qu'en sortant du métro, j'ai vu un amuseur publique jouer de la guitare en train de mouliner sur son vélo attaché sur une base d'entraînement! Je l'ai encouragé!

Mercredi: 600m de natation
L'histoire d'un matin à la piscine!
En après-midi, avant d'aller travailler, j'ai commencé à regarder sérieusement les poussettes. Nous allons surement acheter un Chariot, soit la Cougar ou la CX. À suivre!

Jeudi: 900m de natation + 2 heures de yoga
Ma journée a commencé à la piscine avec mon amie Mélanie. Nous avions le couloir du fond qui donnais à côté des nageuses synchronisé. Elles sont très impressionnantes à observer. J'ai pris mon entraînement assez relaxe. J'ai fais mes longueurs avec la planche en continuant ma familiarisation de ma tête sous l'eau.
En soirée, c'était notre dernier atelier de yoga prénatal en couple. Beaucoup d'informations intéressantes qui m'a fait et continu de me faire réfléchir sur l'accouchement. Nous avons fait beaucoup de position qui va m'aider pendant le travail avec l'aide de mon amoureux. J'ai réalisée a quel point l'accouchement est un geste d'amour. De part le fait de mettre au monde un enfant et le travail de la mère et du père pendant l'événement. Une phrase que je retiens ... c'est de se faire confiance. J'ai presque hâte d'être rendu là!!!

Vendredi: Repos
Je n'ai pas eu le temps de m'entraîner ... travail toute la journée et wrap party de l'émission Living Montreal le soir! Beaucoup d'émotions ...

Samedi: Repos
J'étais é-p-u-i-s-é-e.

Dimanche: 1100m de natation
Tradition du dimanche oblige, j'ai retrouvé Mélanie à la piscine assez tôt le matin. Nous avons eu un couloir juste assez grand pour être 2 ... pas plus!!! Je me suis fait une session intense d'acclimatation en mettant ma tête dans l'eau plus souvent et plus agressivement. Le bon côté est que je me suis sortie de ma zone de confort, le mauvais est que je n'ai pas du tout aimée ça! Mais au moins, j'ai essayée. Mélanie m'a fait faire la planche sur le dos. Je n'étais pas du tout calme, mais juste de l'avoir fait, j'étais heureuse! Et pour me faire aller le cardio un peu, j'ai fait des kick plus rapide. J'ai vraiment l'impression d'avoir fait un bon entraînement aujourd'hui.

Total de la semaine:
3.6 km de natation
2h de yoga

Total février:
13.8 km de course à pied
16 km de vélo-spinning
7 km de natation
10h30 de yoga
5h15 de musculation