dimanche 21 mars 2010

Demi marathon Virginia Beach

Je vous le dis tout de suite, ce ne sera pas un récit avec des exploits à raconter. Je n'ai pas connu une belle course ce matin. En fait, ce fut ma pire course de ma vie.

J'étais en forme ce matin. Motivée. Heureuse d'être là, parmi tout pleins de coureurs avec qui partager la matinée. Je n'avais pas mal nul part. Je me sentais d'attaque.

Il faisait froid au départ. J'avais oubliée de m'apporter un vieux chandail ou un sac de poubelle pour me garder au chaud. Erreur de débutante!! J'étais dans le deuxième coral, celui des temps visés de 1h51 à 2h. J'avais écris sur mon inscription que je visais 1h59. C'est un unfinised buisness pour moi le demi marathon. J'ai passée tellement proche d'y arriver avant de tomber enceinte que j'ai hâte de finalement le faire en bas de 2 heures. Mon instinct me disait par contre que ce jour ne serait pas aujourd'hui. Je croyais plus réaliste de viser entre 2h02 et 2h03. J'ai commencé la course avec ça en tête, l'esprit en paix.

 au départ, en saluant ma petite famille!

Les premiers 3 km, je me sentais très bien. J'étais très stable et je courais à 5:39/km, confortablement!

C'est à partir du 5ième km que j'ai commencé à sentir que mon corps ne réagissait pas très bien à la course à pied. J'avais envie. Je pensais que c'était ça le problème. Je suis allée à la toilette.

Au 7 ième km, gros mal d'estomac. Sérieux, j'ai jamais véçu ça pendant une course, ni même un entraînement. J'ai parfois eu des inconforts qui passent avec un peu de temps mais là, ça faisait mal. J'arrivais à un point de ravito et je suis allée voir les ambulanciers pour voir s'ils pouvaient m'aider. Me retrouvant devant rien sauf un peu de compassion, j'ai décidée de continuer en marchant un peu. Le moral était vraiment pas fort. J'étais hyper déçu. Je me demandais pourquoi ça m'arrivait. J'avais pourtant mangé comme d'habitude. Rien qui sortais de l'ordinaire. Gros point d'intérrogation.

J'ai continué mon parcours en ne sachant pas trop à quoi m'attendre. J'étais capable de courir à une vitesse respectable, chose qui me consolait un peu. Car même si je courais lentement ou plus vite, le mal était là, au même niveau. Alors j'essayais de rattraper le temps perdu quand je marchais.

14 km dans un beat de mal d'estomac, c'est pas évident. J'essayais de me convaincre d'avoir du plaisir, il y avait rien à faire. J'avançais comme je le pouvais en espérant me rendre à la ligne d'arrivée. À la fin, pour les 2 derniers km, j'étais tellement écœurée d'être là que j'ai couru le plus vite que je le pouvais. Plus vite j'arrivais plus vite je pouvais fondre en larme dans les bras de mon chum. Car tout le long de ses 14 km, j'avais envie de pleurer.
Au final, j'ai fais 2h07m05s. C'est pas si mal dans les circonstances. C'est entre mon chrono de Philly et Hypothermique. Je sais que j'aurais pu faire entre 2h02 et 2h03 aujourd'hui. Mais bon, ce sera pour une autre fois.

 Finish!

En sortant de la ligne d'arrivée, médaille, t-shirt, casquette et bouffe en main, j'arrive sur la plage et je ne vois pas mon amoureux. Déçu, je regarde dans la foule pour le trouver. Je marche la tête basse jusqu'à la tente de party. Rien. Je suis seule. Je décide de m'écraser par terre dans le sable pour manger des pretzels (et pour m'apitoyer sur mon sort). Je ne le vois toujours pas. Après un peu de pleurnicherie en solo, je me lève pour essayer de le trouver. Il était là, à la sortie des athlète. J'ai fondu en larmes dans ses bras. Ça fait du bien de pleurer. J'ai le droit d'être déçu et je me laisse le temps de le vivre.

 Après mes larmes, repos sur la plage!

J'essaie de comprendre pourquoi j'ai eu mal à l'estomac. Je n'y arrive pas encore. En écrivant ses lignes présentement, j'ai encore mal. Mais j'ai de l'énergie. C'est frustrant car j'ai l'impression que je pourrais aller courir encore et encore tellement je ne me suis pas donnée à fond.

Pour ce qui est de l'évènement en tant que tel, je le recommande chaudement. J'ai rarement vu une course avec des bénévoles aussi enthousiastes. Les points de ravito étaient les mieux organisés que j'ai vécu dans ma vie de coureuse. Il y avait des DJ pour nous encourager avec de la bonne musique et des pancartes sur le bord de la route avec des jokes pour nous faire rire (je les trouvais drôles mais je n'arrivaient pas à rire ... moi qui est un publique facile habituellement, c'est pour dire à quelle point j'étais down!). Le parcours était jolie et plat comme une crêpe, idéal pour faire des personal best. La température IDÉALE. Pas trop froid, pas trop chaud. L'ambiance était festif. Un marathon à faire c'est sûr! Je ne trippe pas sur la ville, ce n'est pas mon genre. Mais je reviendrais pour courir le marathon si jamais l'occasion se présente, sans hésiter.

Troisième demi marathon de couru depuis la naissance de Laurence. Je suis fière de ça. Je suis fière d'avoir terminée. Maintenant, je passe à ma période d'endurance. 13 semaines pour me préparer au 50 km. GO!

9 commentaires:

Zolasoleil a dit...

Un exploit atteint qui est souvent oublié : être sur la ligne de départ le matin de l'événement. Bravo pour ta persévérance, tu as franchi la ligne d'arrivée malgré la douleur.

Superbe la dernière photo avec Laurence et Muscade.

Stéphanie a dit...

lalondestephTu es si COURAGEUSE d`avoir terminé dans les circonstances. C`est une grande victoire a mes yeux. Bravo mon amie que j`aime. Tu es formidable. xxx

Vérane a dit...

Vraiment bravo Sylvie! Ça n'a pas dû être facile de courir dans ces circonstances, tant moralement que physiquement... et je sais de quoi je parle; ça me rappelle mon marathon de Montréal - j'avais souffert de maux de ventre terribles et je n'étais même pas au 18e km. Mais comme toi, j'ai persévéré pour franchir la ligne d'arrivée! ;-p Même si tu n'as pas atteint ton objectif de tps, je pense que c'est ça qui compte - ta persévérance et ta volonté! Je te tire mon chapeau!!! Et j'espère que ton estomac va aller mieux...
BizOOO

Mathieu a dit...

Salut Sylvie!

Félicitations pour ton demi! Bon, ce n'est peut-être pas le temps que tu visais, mais tu l'as terminé, et c'est ça le plus important! Ton mal de ventre est sûrement dû à un virus. As-tu bu l'eau de l'endroit? Ou même manger quelque chose lavé avec de l'eau de l'endroit? C'est vraiment une bad luck ton mal de ventre, ça aurait très bien pu t'arriver au Québec aussi. Ne te laisse pas décourager et profite de tes vacances avec ta belle puce et ton chum! Et félicitations à celui-ci pour son classement fort impressionnant même s'il n'est pas content de son temps. Je le comprends, moi aussi je suis ultra compétitif avec moi-même et j'aurais été déçu de faire plus de 30 minutes!

Mathieu

Lise a dit...

Bravo Sylvie pour ta persévérance. Ça démontre bien ta force de caractère et ta détermination. Y'a pas un 50 qui va te faire peur maintenant. Bon séjour!

jamfil a dit...

je sais bien que tu ne seras pas plus satisfaite de toi de savoir que seul dans mes rêves je peux penser faire un temp comme ca, mais seul dans mes rêves je peux faire un temp pareil. Avec des pauses en plus!
Ya des jours comme ça, on est juste pas là. Les meilleurs ont des journées comme ça. Tu demeures une source d'inspiration incroyable pour moi. Te voir surmonter les difficultés et réaliser des succès me motive à persévérer, et je suis certaine que c'est pareil pour d'autre.
Passe de belles vacances! profite-en bien!

Zen-Abelle a dit...

Je suis de tout coeur avec toi. Le fait que tu sois si déçu et que cela t'a tant attristée, rend ta course encore plus extraordinaire... Tu as tenu bon, tu n'a pas lâché!! Your the best !!!

Bravo! Bravo!

Landry a dit...

Chère Sylvie,

Effectivement ça fait du bien de pleurer un bon coup, ça libère la tension.... À lire ton récit, je pense que ça t'a mis beaucoup de pression ce mal d'estomac..... Maintenant c'est le temps de te reposer.

Bonne vacances...

M-E

Sylvie a dit...

Merci à tous pour vos bons mots!!
Je vais mieux. Je passe à autre chose :)